"Gilets jaunes" : le maire de Bourges, entre "inquiétude" et "sérénité" avant la manifestation

Avant la manifestation annoncée des \"gilets jaunes\", samedi 12 janvier, les banques et commerces du centre-ville de Bourges se protègent.
Avant la manifestation annoncée des "gilets jaunes", samedi 12 janvier, les banques et commerces du centre-ville de Bourges se protègent. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

La ville pourrait être l'un des lieux de rassemblements des "gilets jaunes", samedi 12 janvier. Le maire Pascal Blanc reconnait, sur franceinfo, être un peu inquiet mais affirme que "les dispositions nécessaires" ont été prises.

"Jusque-là, tout va bien", affirme vendredi 11 janvier sur franceinfo Pascal Blanc, le maire MR (Mouvement radical) de Bourges (Cher), où des "gilets jaunes" appelent à manifester, samedi 12 janvier. Mais Pascal Blanc reconnaît être dans un état d'esprit "d'inquiétude" : des manifestations avec plusieurs milliers de manifestants, "de mémoire de Berruyers, on n'en a jamais connu", avoue l'élu. Mais il estime aussi "malgré tout" qu'il faut "avancer, faire preuve de sérénité, de sérieux, de rigueur" et mettre tout en place "de manière à ce que les choses se passent bien".

Nous avons pris les dispositions nécessairesPascal Blancfranceinfo

En effet, le maire de Bourges assure que toutes les dispositions ont été prises en relations avec les services de l'État pour que la manifestation de samedi ne dégénère pas et reste "dans le respect des biens et des personnes". Pascal Blanc indique par exemple que la préfète "a sollicité le ministre de l'Intérieur pour avoir des renforts de services d'ordre plus importants".

"Le rassemblement de personnes au cœur de la ville" a été interdit par la préfète dont les services ont pris "des dispositions très concrètes". La fermeture de musées, de jardins, de bibliothèques et de l'Hôtel de Ville entre autres.

Le maire de Bourges a pris "comme hypothèse" que le rassemblement ne se passe pas dans le calme. "Je préfère me mettre dans la configuration où les choses risquent de se passer mal et que finalement cela se passe plutôt bien, plutôt que l'inverse et regretter demain soir de ne pas avoir fait le nécessaire", conclut Pascal Blanc.

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