"Gilets jaunes" : le gouvernement renonce à plusieurs mesures annoncées au début du mouvement, avant de rétropédaler

Le Premier ministre Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l\'Assemblée nationale, le 18 décembre 2018.
Le Premier ministre Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 18 décembre 2018. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Matignon a, dans un premier temps, estimé que ces mesures ne s'imposaient plus, du fait de l'annulation de la hausse des taxes sur le carburant décidée depuis.

Mi-novembre, à quelques jours de la première journée de mobilisation des "gilets jaunes", Edouard Philippe avait dévoilé plusieurs premières mesures destinées à apaiser leur mécontentement. Matignon a annoncé à l'AFP, mardi 18 décembre, que le gouvernement allait finalement renoncer à une partie de ces mesures, qui ne seront pas incluses dans le projet de budget 2019 en discussion à l'Assemblée nationale.

Parmi elles, "l'extension du chèque énergie à 2 millions de nouveaux bénéficiaires, à hauteur de 60 euros annuels en moyenne, ne sera pas réalisée", expliquait notamment Matignon. Le relèvement du barème kilométrique et le doublement de la prime à la conversion "pour les actifs qui se déplacent beaucoup" devaient également être abandonnés. Depuis la mi-novembre, le gouvernement a annoncé "l'annulation de toute hausse des taxes sur l'énergie en 2019" et "des mesures très fortes en faveur du pouvoir d'achat", estime Matignon, pour qui certaines des mesures du 14 novembre ne s'imposaient donc plus.

L'exécutif a toutefois rétropédalé dans la soirée du mardi 18 décembre. "Après discussion avec les parlementaires de la majorité, le gouvernement maintient l'ensemble des mesures annoncées par le Premier ministre en novembre. L'accompagnement de la transition écologique sera l'un des enjeux clefs du futur grand débat national", a précisé Matignon à l'AFP.

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