"Gilets jaunes" : le blues des commerçants

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Alors qu’un nouveau week-end de mobilisation est prévu parmi les « gilets jaunes », les commerçants s’agacent, ont le blues. Leur chiffre d’affaires en pâtit.

En marge des manifestations pacifistes des « gilets jaunes », de nombreuses violences ont émaillé les grandes villes, et les blocages s’organisent. Non sans conséquence sur le commerce. Les commerçants réagissent.

"On a perdu beaucoup beaucoup d’argent avec cette crainte de se demander ce qui va se passer sur la Canebière. On a perdu de l’argent depuis l’ouverture", déplore cette Marseillaise. "Moi j’ai des copains qui ont des employés. Ils n’arriveront pas à les payer sur l’année, il y aura des licenciements", lui emboite le pas un autre citoyen.

À Bordeaux, la situation n’est guère plus réjouissante pour ce commerçant installé sur le Marché de Noël. "Ça dure quatre à cinq semaines le marché de Noël, donc un samedi de perdu, c’est un gros chiffre d’affaires qui peut être perdu. Je soutiens les gilets jaunes, mais pas les blocages", dit-il.

L’emploi mis à mal

Dans un magasin de jouets, la situation se fait ressentir. "On n’a pas reçu toutes les livraisons, du coup on va combler les trous", admet ce responsable.

Une crispation du commerce pour d’autres, qui remarquent qu’après les week-ends de mobilisation, ils ont 50 % de commandes en moins. En Seine-Maritime, dans une grande enseigne, des salariés évoquent des amputations de salaire de 200 euros.

"Ce que je trouve dommageable dans cette histoire, c’est qu’ils s’en prennent à d’autres victimes". Moins d’heures supplémentaires, une prime de Noël qui peut "sauter" ou une intérimaire en moins… voilà les conséquences possibles. Les gens ont peur, mais les consommations sur Google et Amazon explosent.

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