"Gilets jaunes" : l'IGPN saisie après une vidéo montrant un CRS en train de frapper un manifestant à Nancy

Des manifestants lors d\'un rassemblement de \"gilets jaunes\" à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 14 septembre 2019. 
Des manifestants lors d'un rassemblement de "gilets jaunes" à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le 14 septembre 2019.  (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Sur les images, tournées samedi, un CRS donne des coups de matraque au visage du manifestant. 

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après la diffusion d'une vidéo montrant un CRS en train de frapper un manifestant avec une matraque lors d'un rassemblement de "gilets jaunes", samedi 14 septembre, dans le centre-ville de Nancy (Meurthe-et-Moselle). "Je (…) confirme avoir saisi hier [lundi] l'antenne de l'IGPN à Metz pour enquête, et ce, sur le seul fondement de la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux", a déclaré le procureur de la République de Nancy, François Pérain.

Cette vidéo de quelques secondes montre un homme, seul au milieu de plusieurs policiers, face à un CRS qui lui assène subitement un coup de matraque au niveau du visage. L'homme recule alors précipitamment, pour s'engouffrer dans un hall d'immeuble, suivi par le CRS. Ce dernier porte un casque et est donc difficilement identifiable sur les images. 

L'IGPN déjà saisie pour 313 enquêtes judiciaires 

"A ma connaissance, le manifestant qui a reçu un coup de tonfa ne s'est pas signalé auprès d'un service de police ou de gendarmerie pour déposer plainte, a expliqué le magistrat. Il reviendra à l'IGPN d'identifier le policier mis en cause ainsi que le manifestant. Il lui reviendra également de rendre compte du contexte dans lequel s'inscrit l'usage du tonfa" par le CRS.

Selon Le Républicain Lorrain, il s'agirait du commandant de la CRS 30 de Metz, mobilisée samedi pour encadrer la manifestation de Nancy, point de ralliement ce jour-là des "gilets jaunes" de la région Grand Est. Fin août, la police des polices avait déjà été saisie de 313 enquêtes judiciaires "pour des suspicions de violences policières" lors de manifestations de "gilets jaunes".

Vous êtes à nouveau en ligne