"Gilets jaunes" : l'exécutif serre la vis

FRANCE 3

Après les violences en marge des manifestations des "gilets jaunes", le préfet de police de Paris a été limogé lundi 18 mars. Les manifestations pourront être interdites, a annoncé le gouvernement.

Les violences du samedi 16 mars en marge du 18e acte des "gilets jaunes" ont fait bouger l'exécutif. Entouré de ses ministres, Édouard Philippe a présenté des mesures de fermeté. Sa principale annonce : les manifestations de "gilets jaunes" pourront être interdites. "Chaque fois qu'il le faudra, nous interdirons les manifestations se revendiquant des 'gilets jaunes' dans les quartiers qui auront été les plus touchés, dès lors que nous aurons la connaissance de la présence d'éléments ultras et qui voudront casser", a déclaré le Premier ministre.

Pour l'instant, trois zones sont concernées : l'avenue des Champs-Elysées, la Place Pey-Berland à Bordeaux et le Capitole à Toulouse.

L'opposition critique

Edouard Philippe souhaite aussi la création d'une unité anticasseurs. Dans la foulée, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a été remercié, remplacé par Didier Lallement, un haut fonctionnaire. Dans l'opposition, on critique les mesures. "Rien de nouveau, beaucoup de palabres, une lampe qui saute pour essayer de détourner l'attention sur les fautes et l'incapacité du gouvernement", déplore Éric Ciotti, le député LR des Alpes-Maritimes.

Autre changement : des amendes pour manifestations illégales vont être mises en place. Des mesures appliquées dès samedi prochain.

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