"Gilets jaunes" : l'enquête sur la mort de Zineb Redouane dépaysée à Lyon

Une bannière \"Justice pour Zineb\" sur les Champs-Elysées à Paris, le 16 mars 2019. 
Une bannière "Justice pour Zineb" sur les Champs-Elysées à Paris, le 16 mars 2019.  (ANTONI LALLICAN / HANS LUCAS / AFP)

Le parquet général d'Aix-en-Provence avait demandé cette mesure pour la "sérénité" de l'information judiciaire et "dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice".

Neuf mois après la mort de Zineb Redouane, la Cour de cassation a ordonné mercredi 21 août le dépaysement de l'enquête à Lyon (Rhône), selon une source judiciaire. La procédure, jusque-là instruite à Marseille, sera désormais entre les mains d'un juge lyonnais. Le parquet général d'Aix-en-Provence avait demandé ce dépaysement pour la "sérénité" de l'information judiciaire et "dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice".

Le 1er décembre, de violents incidents avaient éclaté en marge de plusieurs manifestations, notamment celle organisée par les "gilets jaunes". Zineb Redouane, 80 ans, avait été touchée au visage par des morceaux de grenade lacrymogène alors qu'elle se trouvait à sa fenêtre, au 4e étage. Elle était décédée le lendemain à l'hôpital.

Un magistrat de Marseille présent sur les lieux le 1er décembre

Dans sa requête, le procureur général Robert Gelli relevait que, selon deux témoignages de CRS, un magistrat du parquet de Marseille était présent sur les lieux de la manifestation le jour du décès de Zineb Redouane, dans le cadre de ses fonctions.

Ce magistrat avait été chargé ensuite du début de l'enquête, jusqu'à ce qu'elle soit confiée à un juge d'instruction marseillais, le 4 décembre. "Ce magistrat pourrait être susceptible de fournir des éléments utiles" sur les faits et sera vraisemblablement entendu lors de l'instruction, "quand bien même sa responsabilité ne peut en aucun cas être recherchée", soulignait dans sa requête le procureur général Robert Gelli. 

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