"Gilets jaunes" : journée sous tension pour Christophe Castaner

France 2

Christophe Castaner est sur le gril. Il a subi mardi 19 mars les critiques de l'opposition, voire les appels à la démission. Mais à l'Assemblée nationale comme au Sénat, le ministre de l'Intérieur n'a pas endossé la responsabilité des violences de l'acte 18 des "gilets jaunes" à Paris.

Christophe Castaner a été hué par une partie de l'Assemblée nationale mardi 19 mars. La raison ? Les violences en marge de l'acte 18 des "gilets jaunes" il y a trois jours à Paris. Trois hauts responsables ont depuis été écartés, mais pour les députés, c'est le ministre de l'Intérieur qui est responsable. "Comment pouvez-vous imaginer une seconde que qui que ce soit, à n'importe quel niveau de la hiérarchie, ait donné des instructions pour ne pas intervenir face à des pillages", a lancé Christophe Castaner à un parlementaire de l'opposition.

Soutien total de l'exécutif

Mais jugé peu convaincant, certains députés demandent même sa démission. "Comment peut-on croire que le ministre de l'Intérieur ne soit pas au courant ? C'est une plaisanterie. Ou alors cela veut dire qu'il est tellement incompétent qu'il doit partir au plus vite", a déclaré Nicolas Dupont-Aignan, député et président de Debout la France.

Devant le Sénat où il a été auditionné dans l'après-midi, Christophe Castaner a suscité la même incompréhension. Il est en tout cas soutenu par l'Elysée et Matignon.

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