"Gilets jaunes" : "Il y a un appel aux candidatures parmi les collègues" magistrats pour "renforcer les effectifs" après les interpellations du week-end

Il a fallu tripler le nombre de magistrats pour superviser la vague de gardes à vue en marge de l\'acte IV du mouvement des \"gilets jaunes\" dans la capitale.
Il a fallu tripler le nombre de magistrats pour superviser la vague de gardes à vue en marge de l'acte IV du mouvement des "gilets jaunes" dans la capitale. (SAMUEL COULON / MAXPPP)

278 personnes ont été déférées au parquet de Paris hier à l'issue de leur garde à vue après les interpellations de samedi. Au total plus de 2 000 personnes avaient été arrêtées dans toute la France.

Céline Parisot, présidente de l'Union syndicale des magistrats (USM), a indiqué lundi 10 décembre sur franceinfo qu'un appel à candidatures a été lancé "pour renforcer les effectifs" face à l'augmentation des comparutions immédiates prévues en début de semaine après les nombreuses arrestations de samedi en marge de la manifestation des "gilets jaunes".

278 personnes déférées au parquet à Paris

Près de 2 000 interpellations ont eu lieu dans toute la France samedi, dont un millier à Paris, où 278 personnes ont été déférées au parquet. Des comparutions vont donc s'enchaîner lundi et mardi.

"C'est un dispositif exceptionnel. A Paris, on quintuple le dispositif de permanence le week-end. Les comparutions immédiates sont multipliées par trois ou quatre. Oui, c'est difficile", a expliqué Céline Parisot.

Une dizaine d’audiences

Une dizaine d'audiences vont ainsi se dérouler au lieu de deux ou trois habituellement : "On juge en comparution immédiate avec trois juges. Trois personnes de plus pour chaque audience supplémentaire, plus un greffier, plus un représentant du parquet. Cela fait cinq personnes qui d'habitude ne font pas cela", a-t-elle détaillé.

"C'est beaucoup à la fois et toutes les semaines. Il va falloir que les choses rentrent dans l'ordre", a-t-elle affirmé.

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