"Gilets jaunes" : "Il ne faut pas surévaluer la violence verbale" sur les réseaux sociaux

Photo d\'illustration. 
Photo d'illustration.  (J?R?MIE FULLERINGER / MAXPPP)

Olivier Tesquet, journaliste à "Télérama", spécialiste des cultures numériques a jugé sur franceinfo que les discours tenus par les "gilets jaunes" sur les réseaux sociaux ne sont pas tous à prendre au premier degré. 

Une nouvelle journée de mobilisation est prévue samedi 8 décembre à Paris. L'Élysée craint l'arrivée de milliers de casseurs sur les Champs-Élysées et une volonté de tuer de la part de certains d'entre eux. "Le gouvernement est dans une stratégie de la tension", analyse Olivier Tesquet, journaliste à Télérama, spécialiste des cultures numériques. "Sur les réseaux, il existe une violence verbale chez les 'gilets jaunes', mais il ne faut pas surévaluer la violence verbale qui est assez constitutive de leur manière de s'exprimer" sur les réseaux, a-t-il expliqué sur franceinfo jeudi 8 décembre.

"Des délibérations en temps réel'"

Au-delà du problème de médiation, il y a aussi un problème de représentativité. "Quand on entend Eric Drouet, l'un des porte-parole des "gilets jaunes", qui annonce son intention de marcher sur l'Elysée, qui fait des sondages sur Facebook pour savoir si les gens veulent le faire, la difficulté c'est de déterminer si la parole d'un 'gilet jaune' va être plus légitime que celle d'un autre", a expliqué Olivier Tesquet. Lors de l'intervention d'Eric Drouet, beaucoup, sur les réseaux sociaux, ont exprimé leur désaccord. "Cela génère tout un tas de délibérations en temps réel."

Le gouvernement, en utilisant des mots comme chaos, est "dans une stratégie de la tension. C'est un moyen de dissuader les gens de monter à Paris, mais aussi de discréditer le mouvement." Olivier Tesquet a expliqué "qu'on est dans un mouvement où chacun parle pour soi. C'est ça qui est perturbant et qui explique, peut-être cette éruption verbale. Une voix égale une personne."

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