"Gilets jaunes" : chronique d'une fracture annoncée

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FRANCE 2

Les "gilets jaunes" se mobiliseront pour "l'acte 9" de leur mouvement, samedi 12 janvier. Mais le malaise qui a surgi le 17 novembre avait déjà résonné dans bien des campagnes électorales. Coup de projecteur sur cette fracture annoncée.

Les "gilets jaunes" en sont le dernier exemple : ces Français qui se considèrent comme les oubliés de la République. Ils sont pourtant bien présents, depuis des années, dans le discours des responsables politiques. Marine Le Pen, François Bayrou, Nicolas Sarkozy, ou encore Jean-Luc Mélenchon... Tous ont dressé le même diagnostic. Et le premier à le faire a été Jacques Chirac, il y a presque 25 ans. "Oui, il y a une fracture sociale forte", disait-il alors. 

"Une part de paresse intellectuelle"

Un cri de révolte qui se traduit aussi en 2002 avec la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle, puis en 2005 avec le rejet de la constitution européenne. Mais pourquoi les politiques, et en particulier les présidents, n'ont-ils pas réussi à réduire cette fracture, s'ils l'avaient bien perçue ? "Je pense qu'il y a une part de paresse intellectuelle", analyse notamment Gérard Courtois, éditorialiste au Monde.

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