"Gilets jaunes" : à quoi va ressembler le quinzième week-end de mobilisation ?

Des \"gilets jaunes\" à Paris, samedi 16 février 2019 lors du quatorzième week-end de mobilisation.
Des "gilets jaunes" à Paris, samedi 16 février 2019 lors du quatorzième week-end de mobilisation. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Des manifestations sont notamment prévues à Paris, Bordeaux, Rennes, Clermont-Ferrand, Lille, ou encore Chambord.

Le week-end approche, les manifestations aussi. Les "gilets jaunes" prévoient de se mobiliser à nouveau, samedi 23 février, pour leur quinzième week-end d'action. Des défilés qui auront valeur de test, alors que la mobilisation du week-end précédent a de nouveau affiché des chiffres de participation en baisse et a été éclipsée par des insultes antisémites proférées à l'encontre du philosophe Alain Finkielkraut en marge de la manifestation parisienne. Des événements sont notamment prévus à Paris, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Lille, ou encore Toulouse. 

Champs-Elysées et Salon de l'agriculture ?

Comme chaque semaine, plusieurs événements Facebook appellent les "gilets jaunes" à se réunir à Paris. Sur sa page "La France en colère !!!", qui réunit près de 317 000 membres et dont l'influence est considérable, Eric Drouet n'a pas encore relayé d'appel au rassemblement. L'une des figures médiatiques du mouvement a toutefois publié vendredi matin un message dans lequel il évoque le Salon de l'agriculture, qui ouvre ses portes au public samedi.

Message posté par Eric Drouet sur son groupe \"la france en colere !!!\", vendredi 22 février 2019.
Message posté par Eric Drouet sur son groupe "la france en colere !!!", vendredi 22 février 2019. (FACEBOOK)

Deux autres événements Facebook pourraient mobiliser : "Tsunami jaune !!" et "On lâche rien", qui appellent au rassemblement sur les Champs-Elysées et réclament chacun un retour aux urnes pour changer de président de la République. A eux deux, ils attirent 3 600 participants et 17 400 personnes "intéressées". Mais la mobilisation sera sans doute différente : la police comptabilisait ainsi 5 000 manifestants à Paris lors du samedi précédent. 

De nombreuses mobilisations en région

• La situation en Bretagne sera particulièrement observée : entre 2 000 et 3 000 "gilets jaunes" sont en effet attendus à Rennes, où est annoncée une manifestation interrégionale et non déclarée. "On s’attend à une manifestation pas totalement calme et pacifique. On la considère à risque", explique à Ouest-France le directeur départemental de la sécurité publique en Ille-et-Vilaine. Selon le quotidien régional, environ 300 policiers et gendarmes devraient être sur le pont et des consignes de protection des vitrines ont été transmises aux commerçants.

Clermont-Ferrand s'annonce comme un autre point chaud potentiel. La préfecture du Puy-de-Dôme a annoncé jeudi redouter "des débordements liés à la présence d’individus ayant l’intention de se livrer à des dégradations ou de se confronter aux forces de police". La Montagne annonce la présence d'un "dispositif de sécurité inédit dans la capitale auvergnate" pour prévenir les éventuelles violences. 

• A Bordeaux (Gironde), ville où la mobilisation est historiquement forte, un événement Facebook appelle à un rassemblement à 13 heures sur la place de la Bourse. "Aucun parcours n'est prédéfini et nous nous organiserons une fois sur place pour éviter de donner trop d'informations aux forces de l'ordre", précise la description de l'événement.

• A Lille (Nord), une manifestation déclarée en préfecture partira de la place de la République à 12h30. La Voix du Nord relève que les "gilets jaunes" de Tourcoing ont de leur côté prévu une marche de 13 km pour rejoindre le parcours lillois.

• Un autre événement notable est organisé à Chambord (Loir-et-Cher). Pour répliquer à Emmanuel Macron, qui y avait fêté son anniversaire en décembre 2017, des "gilets jaunes" appellent à pique-niquer dans la ville. Les organisateurs, qui ont déclaré ce rassemblement, ont expliqué à La Nouvelle République attendre "au moins 2 500 personnes".

Les leaders du mouvement dispersés

• Les organisateurs du pique-nique de Chambord annoncent à La Nouvelle République la présence d'Ingrid Levavasseur et de Priscillia Ludosky. Ni la première, qui avait essuyé de nombreuses insultes à Paris la semaine dernière, ni la seconde, considérée comme à l'origine du mouvement grâce à sa pétition sur les prix du carburant, n'ont confirmé l'information.

• Le Breton Maxime Nicolle, qui participe régulièrement aux manifestations en région, a annoncé mardi qu'il participera au rassemblement de Rennes, indique Le Journal du dimanche.

• Le Parisien relève de son côté qu'avant de diffuser son message évoquant le Salon de l'agriculture, Eric Drouet avait annoncé dans un direct diffusé sur YouTube qu'il serait lui-même présent sur les Champs-Elysées samedi.

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