"Gilets jaunes" à Paris : "On a l'impression que notre État est fort avec les faibles et faible avec les forts"

FRANCE INTER / FRANCEINFO

Invité sur France Inter au lendemain des violences dans Paris autour de la mobilisation des "gilets jaunes", l'eurodéputé Les Républicains (LR) a critiqué "l'incroyable impuissance de l'État".

Au lendemain de violences place d'Italie dans le sud de Paris qui ont entaché le premier anniversaire du mouvement des "gilets jaunes", François-Xavier Bellamy pointe la responsabilité du gouvernement ce dimanche 17 novembre. Invité sur France Inter, le député européen Les Républicains (LR) a l'impression "que notre État est fort avec les faibles et faible avec les forts".

François-Xavier Bellamy a tenu tout d'abord à distinguer les manifestants appartenant au mouvement des "gilets jaunes" qui ont défilé dans plusieurs villes françaises, "avec ce qu'on a vu hier. En plein Paris, des casseurs ont pendant des heures pu incendier, empêcher les pompiers d'intervenir, caillasser les pompiers et finalement détruire même des monuments commémoratifs et cette stèle au Maréchal Juin."

Le problème vient "de toute la chaîne de l'Etat"

Le problème ne vient pas des forces de l'ordre selon le député européen mais de ceux qui donnent les ordres, "de toute la chaîne de l'État". "On ne peut que constater l'incroyable impuissance de l'État. Le désordre peut régner au cœur de la capitale aujourd'hui encore. Qu'en est-il de la réponse qui est apportée aujourd'hui à ces violences ?", s'interroge l'eurodéputé.

"Il y a des stratégies de maintien de l'ordre qui sont manifestement défaillantes", dénonce François-Xavier Bellamy qui a ajouté : "On a l'impression que notre État est fort avec les faibles et faible avec les forts, faible avec les violents." Pour François-Xavier bellamy, "on voit une stratégie de maintien de l'ordre qui continue à maintenir une forme de tension de crispation et qui ne cesse de fermenter cette tension au lieu de la résorber."

"Pas d'ordre public", "pas de liberté"

"Il n'y a pas de liberté lorsqu'il n'y a pas d'ordre public. Il n'y a pas de liberté de manifester quand toutes les manifestations sont systématiquement prises en otage par des casseurs, des black-blocs, que l'on voit agir dans une forme d'impunité qui semble un peu sidérante", assure François-Xavier Bellamy.

155 personnes ont été placées en garde à vue à Paris, dont 8 mineurs au cours des manifestations des "gilets jaunes" samedi 16 novembre, a indiqué le parquet ce dimanche matin.

Vous êtes à nouveau en ligne