"Gilets jaunes" : à Bourg-en-Bresse, les policiers équipés de flash-balls pourvus de "caméras-piétons" pour filmer leurs tirs

Un policier avec un lanceur de balles de défense, le 12 janvier 2019 à Paris, lors d\'une manifestation de \"gilets jaunes\".
Un policier avec un lanceur de balles de défense, le 12 janvier 2019 à Paris, lors d'une manifestation de "gilets jaunes". (KARINE PIERRE / HANS LUCAS / AFP)

Cinq policiers équipés de lanceurs de balles de défense (LBD) sont concernés par ce dispositif mis en place pour éviter toute polémique, alors que pistolet de défense a déjà occasionné de nombreuses blessures parmi les manifestants depuis le début du mouvement.

Des lanceurs de balles de défense (LBD) et des "caméras-piétons". A Bourg-en-Bresse (Ain), les policiers mobilisés pour assurer le maintien de l'ordre dans le cadre des manifestations de "gilets jaunes" sont doublement équipés, samedi 19 janvier. "Chaque personnel porteur du LBD sera aussi porteur d'une caméra-piéton", a indiqué à l'AFP le commissaire divisionnaire Yves Cellier, confirmant une information du quotidien Le Progrès. Cet équipement intermédiaire et non létal, très utilisé par les forces de l'ordre du mouvement, est au cœur d'une controverse.

"Dans le cadre de cette polémique", les caméras aideront à "voir exactement qui [le policier] désigne, comment il le désigne, à quoi il fait face et le contexte du tir", a ajouté Yves Cellier. "Par rapport aux manifestations de début décembre, on a une utilisation du LBD qui diminue et un nombre de personnes qui se déclarent blessées qui augmente", selon lui.

"Une expérimentation"

Cinq policiers sont concernés par ce nouveau dispositif samedi après-midi. "Aujourd'hui c'est une expérimentation. Si c'est concluant, on pourra tout à fait le reconduire sur les prochaines manifestations", a déclaré Yves Cellier. D'après lui, les policiers "ont accueilli très favorablement cette idée".

Si la police a enregistré une seule plainte à Bourg-en-Bresse depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" pour une blessure potentiellement due à un LBD, d'autres ont affirmé dans la presse et sur les réseaux sociaux en avoir été victimes. "Bourg-en-Bresse est le théâtre tous les samedis de violences importantes, de dégradations et d'agressions sur les policiers. (...) Le LBD est employé, mais je me suis toujours attaché à avoir une réponse proportionnée et graduée", a fait valoir le commissaire divisionnaire.

Vous êtes à nouveau en ligne