Vingt-deux rédactions apportent leur soutien à Gaspard Glanz, "empêché de faire son travail de journaliste"

Capture écran de la vidéo de l\'interpellation de Gaspard Glantz filmée par Hors-Zone Press, le 20 avril 2019.
Capture écran de la vidéo de l'interpellation de Gaspard Glantz filmée par Hors-Zone Press, le 20 avril 2019. (HZ PRESS / YOUTUBE)

Interpellé samedi lors de la 23e journée d'action des "gilets jaunes" à Paris, le reporter indépendant fait l'objet d'un contrôle judiciaire.

"Les journalistes ne peuvent pas tolérer de se voir régulièrement pris pour cible par les forces de l'ordre." Vingt-deux rédactions ont apporté leur "plein soutien", mardi 23 avril, à Gaspard Glanz, "empêché de faire son travail de journaliste", "d'informer", condamne le communiqué. Il a notamment été signé par les sociétés de journalistes ou de rédacteurs de BFMTV, des Echos, du Figaro, de France 2, de France 3 National, de franceinfo.fr, de France Inter, du JDD, de Libération, de Mediapart, du Monde, de RFI, de RMC ou encore TV5 Monde.

Interpellé samedi lors de la 23e journée d'action des "gilets jaunes" pour avoir fait un doigt d'honneur après avoir été poussé par un policier, le journaliste a passé deux jours en garde à vue. Il sera jugé le 18 octobre pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique". D'ici cette date, un contrôle judiciaire lui impose de ne pas paraître à Paris tous les samedis et le 1er-Mai"D'après les témoignages recueillis depuis, il a eu un mouvement d'humeur à destination de policiers, ces derniers refusant de l'entendre alors qu'il voulait se plaindre d'avoir été visé par un tir de grenade", souligne le communiqué.

"Le silence assourdissant du ministre de la Culture"

Les journalistes dénoncent "une fois encore les conditions de travail extrêmement difficiles qui sont les leurs dans le cadre des manifestations de 'gilets jaunes'", notamment pour les journalistes indépendants et les photographes, "souvent en première ligne". 

Selon un décompte du journaliste David Dufresne, 79 journalistes ont été "victimes de violences policières" en six mois de manifestations. Les SDJ et SDR déplorent également "le silence assourdissant du ministre de la Culture et de la communication, pourtant censé soutenir la liberté et l'indépendance de la presse".

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