"Gilets jaunes" : la France a "besoin de calme, d'ordre et de retrouver un fonctionnement normal", estime Macron

Emmanuel Macron lors d\'une conférence de presse après le Conseil européen, à Bruxelles (Belgique), le 13 décembre 2018. 
Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse après le Conseil européen, à Bruxelles (Belgique), le 13 décembre 2018.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

Emmanuel Macron a déclaré vendredi, à Bruxelles, que la France avait "besoin de calme, d'ordre et de retrouver un fonctionnement normal" à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation des "gilets jaunes".

Quel avenir pour les "gilets jaunes" ? A la veille d'une possible nouvelle journée de mobilisation, samedi 15 décembre, le leader de la CGT souhaite des "convergences" avec le mouvement. "Il faut des grèves partout", a lancé le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez, vendredi 14 décembre. Le préfet de police de Paris a annoncé "un dispositif [de sécurité] semblable à celui de la semaine passée" sur RTL. L'idée est de "se préparer à la situation qui pourrait être la pire"

La France "a besoin de retrouver un fonctionnement normal". Depuis Bruxelles, au terme d'un Conseil européen, Emmanuel Macron a déclaré vendredi que la France avait "besoin de calme, d'ordre et de retrouver un fonctionnement normal", à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation des "gilets jaunes". "J'ai apporté une réponse" aux demandes des "gilets jaunes", a dit le chef de l'Etat à l'issue du sommet européen. "Le dialogue (...) ne se fait pas par l'occupation du domaine public et par des violences", selon lui.

Le gouvernement appelle à ne pas manifester. Le gouvernement n'a "à ce stade pas décidé d'interdire les manifestations" prévues par des "gilets jaunes" samedi mais son porte-parole Benjamin Griveaux les a appelés à être "raisonnables", "au regard" de l'attentat à Strasbourg qui a fait trois morts et 13 blessés.

 Sur le terrain, la mobilisation continue. Au péage autoroutier de la Barque, sur l'A8, à la sortie d'Aix-en-Provence, les "gilets jaunes" avaient déjà repris leur position dans la nuit de mercredi à jeudi, avec le soutien sur place de François Ruffin, le député de la Somme. Avant de se faire à nouveau évacuer par les forces de l'ordre.

Un sixième mort en marge des blocages. Dans la nuit de mercredi à jeudi, peu après minuit, une sixième personne a perdu la vie en lien avec ce conflit, un "gilet jaune" de 23 ans percuté par un poids lourd, à la sortie Avignon-sud de l'A7.

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