"Ce n'est pas en rétablissant l’ISF ou avec le RIC qu'on réglera le chômage", assure Emmanuel Macron dans l'acte 2 du grand débat

Le chef de l\'Etat Emmanuel Macron à Souillac (Lot), devant 600 maires, le 18 janvier 2019.
Le chef de l'Etat Emmanuel Macron à Souillac (Lot), devant 600 maires, le 18 janvier 2019. (POOL NEW / REUTERS)

Après l'Eure mardi, le chef de l'Etat a rencontré 600 maires dans le Lot, vendredi.

Trois jours après le lancement du grand débat national et un premier oral marathon, Emmanuel Macron a repris ses échanges avec les maires. Le président de la République a rencontré, vendredi 18 janvier, 600 élus d'Occitanie rassemblés à Souillac (Lot). Le format n'a pas changé : comme à Grand Bourgtheroulde (Eure) mardi, le chef de l'Etat s'est retrouvé pendant plus de six heures entouré par les édiles de tous bords et venus des 13 départements de la région. Des tensions ont éclaté en amont de la réunion entre forces de l'ordre et "gilets jaunes", venus manifester.

>> "Les gens se sentent oubliés" : deux ans après un accueil enthousiaste, Emmanuel Macron revient à Souillac où règne la désillusion

Une visite surprise dans une école. Avant de se rendre à Souillac, Emmanuel Macron a effectué une visite surprise dans l'école primaire et maternelle de Saint-Sozy (Lot), qui regroupe des élèves de quatre communes différentes.

 Souillac avait déjà accueilli Emmanuel Macron, mais en campagne. En pleine ascension dans les sondages pour la présidentielle, il s'y était rendu le 17 février 2017. Dans cette ville rurale, il était arrivé largement en tête avec 27,75% des voix au premier tour, et 71% au second. Mais vendredi, l'heure était plutôt au désenchantement, comme l'a constaté l'envoyée spéciale de franceinfo.

 Une ville placée sous haute sécurité. Le centre-ville de ce bourg de 3 750 habitants a été bouclé, le marché annulé. Un arrêté préfectoral interdisait en effet "toute manifestation, notamment dans le cadre du mouvement dit des 'gilets jaunes'", de 8 heures à 23 heures. Mais la CGT, des associations, dont Attac, et des partis politiques (France insoumise, Parti de gauche, PCF) avaient fixé un rendez-vous en fin de matinée à proximité de la ville.

 Une nouvelle rencontre prévue la semaine prochaine. L'Elysée doit encore annoncer le lieu précis. "L'idée est d'avoir une à deux rencontres par semaine, en fonction de l'agenda international, et garder des rencontres qui soient à taille humaine", a expliqué vendredi matin Sébastien Lecornu, le ministre chargé des Collectivités territoriales, co-animateur du grand débat.

Vous êtes à nouveau en ligne