Un collège de cinq garants va être nommé pour assurer l'impartialité du grand débat national, annonce Matignon

Edouard Philippe, le 9 janvier 2019 au palais de l\'Elysée, à Paris.
Edouard Philippe, le 9 janvier 2019 au palais de l'Elysée, à Paris. (MAXPPP)

Cinq personnalités vont être nommées par le gouvernement et les différentes assemblées constitutionnelles.

"Indépendants du gouvernement et reconnus pour leur engagement au service de l'intérêt général, ils s'assureront de l'impartialité et de la transparence de la démarche". Un collège de cinq garants va être désigné afin de garantir "l'indépendance" du grand débat national voulu par Emmanuel Macron pour répondre à la crise des "gilets jaunes", a annoncé Matignon dans un communiqué, lundi 14 janvier. L'exécutif annoncera vendredi le nom de deux de ces garants. Trois autres personnalités seront désignées le même jour par l'Assemblée nationale, le Sénat, et le Conseil économique, social et environnemental. 

Emmanuel Macron sur le terrain. Dès mardi, le chef de l'Etat, empêtré dans la crise des "gilets jaunes", doit lancer ce grand débat national depuis une petite commune de l'Eure, Grand Bourgtheroulde, aux côtés de 600 maires et élus de Normandie. Il multipliera ensuite les déplacements pendant deux mois pour inciter les Français à se saisir de l'opportunité de dialoguer et "rendra compte directement" du débat dans le mois suivant la fin de cette consultation.

La consultation est contestée avant même d'être lancée. Pour Benjamin Cauchy, porte-parole des "gilets jaunes libres", l'issue du débat "est déjà connue. 'Circulez y a rien à voir', nous dit Emmanuel Macron. Quel manque de respect""Le grand débat ? Une grande diversion", a tancé de son côté le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, dimanche soir sur Twitter. "On refait le débat de la présidentielle mais le gouvernement fixe les conclusions".

 Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting  pour franceinfo et Le Figaro, publié la semaine dernière, 81% des Français ont entendu parler du débat, mais 77% estiment qu'il ne sera pas mené "de façon indépendante du pouvoir" et 70% s'attendent à ce qu'il ne soit pas utile pour le pays. 

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