Des élus du Rassemblement national, des Républicains et de La France insoumise boycottent un débat à l'Elysée

Des élus des Hauts-de-France, à l\'Elysée, à Paris, le 29 mars 2019.
Des élus des Hauts-de-France, à l'Elysée, à Paris, le 29 mars 2019. (THOMAS SAMSON / AFP)

Emmanuel Macron reçoit vendredi à l'Elysée quelque 170 élus des Hauts-de-France pour son 14e grand débat.

Un débat... et beaucoup d'absents. Vendredi 29 mars, Emmanuel Macron reçoit à l'Elysée 170 élus des Hauts-de-France pour son 14e grand débat, qui s'annonce moins consensuel que les précédents... La raison ? Le boycott de parlementaires Rassemblement national, LR, communistes et de La France insoumise.

Sur les 200 élus, une trentaine manquaient à l'appel au début du déjeuner dans la salle des fêtes de l'Elysée, dont la députée Marine Le Pen (RN), en déplacement à La Réunion, et la maire de Lille Martine Aubry (PS), absente pour conflit d'agenda. Au début du déjeuner, le ministre Sébastien Lecornu, co-organisateur du grand débat, a salué "le sens républicain" des élus présents, dont le président de la région Xavier Bertrand (ex-LR).

"Nous avons remis les cahiers de doléances"

Les cinq parlementaires du PCF des Hauts-de-France, le secrétaire national Fabien Roussel en tête, ont fait un coup d'éclat en entrant dans le palais avant d'en ressortir quelques minutes plus tard. "Nous avons remis les cahiers de doléances" du grand débat, a expliqué Fabien Roussel, en regrettant que la parole ne soit pas donnée aux parlementaires, juste aux maires. "Lorsque tout le monde sera assis, Emmanuel Macron va descendre tel le marquis et puis ça va durer cinq heures", a-t-il dénoncé.

Cette réunion a été boycottée par les députés LFI de la région François Ruffin, Adrien Quatennens, Ugo Bernalicis. Mais le premier était présent à proximité de l'Elysée en organisant un bref pique-nique sur une pelouse proche des Champs-Elysées en compagnie d'une vingtaine de personnes venues de Picardie, dont un "gilet jaune", des parents d'élèves et un employé d'un sous-traitant de Whirlpool. "Je ne me voyais pas deviser courtoisement autour de nappes blanches et d'une vaisselle à 500 000 euros", a-t-il dénoncé.

L'invitation a également été refusée par les sept parlementaires LR des Hauts-de-France et les députés RN Bruno Bilde et Ludovic Pajot (Pas-de-Calais) et Sébastien Chenu (Nord). Mais les maires de ces partis sont présents au déjeuner. Quant à Xavier Bertrand (ex-LR), il a indiqué vouloir saisir l'occasion pour réclamer "une nouvelle étape de la décentralisation" et plaider pour "une forme de 'new deal' entre l'Etat et les collectivités locales".

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