"Ça barde !" : Jocelyne, ex soixante-huitarde, raconte la mobilisation des "gilets jaunes" sur les Champs-Elysées

Des manifestants vêtus de gilets jaunes font face aux forces de l\'ordre samedi 24 novembre sur les Champs-Élysées, à Paris.
Des manifestants vêtus de gilets jaunes font face aux forces de l'ordre samedi 24 novembre sur les Champs-Élysées, à Paris. (CHRISTOPHE PETIT TESSON / EPA)

Jocelyne, 68 ans, a participé au mouvement de Mai-68. Partie de l'Eure samedi matin, elle s'est jointe à la mobilisation des "gilets jaunes" à Paris.

"Ça barde" et "ça ne rigole plus", prévient Jocelyne, 68 ans, "gilet jaune", qui est partie samedi matin de Beaumont-le-Roger, dans l'Eure, pour manifester à Paris. Contactée par France Bleu Normandie, cette sexagénaire, qui a participé au mouvement de Mai-68, raconte l'installation de barricades samedi 24 novembre sur les Champs-Elysées, à Paris. "Il y a plein de jeunes, on est en train de faire une barricade au milieu de la route avec tout ce qu’on trouve, avec des panneaux, des pots de fleurs, des chaises de restaurants, tout ce qu’on trouve pour empêcher les CRS d’avancer, parce qu’ils n’arrêtent pas de nous envoyer du gaz lacrymogène, ça pique", témoigne la manifestante.

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"Là, les gens sont montés sur des barricades et ça barde. Et ça barde. On n’est peut-être pas 50 000, mais on n’a pas besoin d’être plus parce que je vous assure que là ça ne rigole plus. Il y en a qui ont même enlevé les pavés des rues", raconte encore Jocelyne, qui se félicite "de voir que les jeunes se révoltent et que la France se réveille".  Et de fustiger : "Y en a marre, on ne peut profiter de rien. Travailler pour payer des factures, c’est tout ce qu’on peut faire."

Vous croyez que la Révolution française en 1789, ils ont demandé l’autorisation pour arrêter la misère. On ne peut pas tout accepter, ce n’est pas possible !Jocelyne, 68 ans

Selon le ministère de l'Intérieur, 80 000 personnes étaient mobilisées en France samedi, dont 8 000 à Paris.

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