Benjamin Griveaux aurait aimé que Jean-Luc Mélenchon réagisse "haut et fort" aux agressions visant des élus LREM

RADIO FRANCE / FRANCEINFO

Le porte-parole du gouvernement, invité de franceinfo mardi, a regretté l'absence de réaction des autres partis politiques après des actions ciblant des députés LREM, en marge de la mobilisation des "gilets jaunes".

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, s'est dit "atterré" mardi 27 novembre sur franceinfo, par l'absence de réaction des autres partis politiques, après des agressions visant des députés LREM, en marge du mouvement des "gilets jaunes", la semaine dernière. Une parlementaire de l'Aude en a notamment été victimes.  

"La différence entre eux et nous"

"J'aurais aimé que Jean-Luc Mélenchon, qui explique que sa personne est sacrée quand il a une perquisition chez lui, le dise haut et fort, quand on a une parlementaire de La République en marche dont le domicile est envahi par 40 personnes cagoulées et casquées : c'est aussi ça, la petite faction fachiste", a expliqué le porte-parole du gouvernement. 

"Je suis atterré, a poursuivi Benjamin Griveaux. il y a quand même quelque chose qui doit réunir : c'est l'intérêt général, c'est la République, l'amour de la démocratie, l'amour de l'élection. Chacun des 577 parlementaires qui siègent dans l'hémicycle a la légitimité, il est dépositaire d'une partie de la souveraineté nationale." 

"De l'extrême gauche à l'extrême droite, et même si je combats leurs idées, je respecte [les élus] en tant que parlementaires, et s'ils avaient été malmenés comme l'a été cette parlementaire de la République en marche, nous aurions eu des voix qui se seraient exprimées. C'est peut-être là la différence entre eux et nous", a affirmé le secrétaire d'État auprès du Premier ministre. 

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