1er-Mai : un cortège placé sous très haute surveillance à Paris

France 3

La nouvelle loi anticasseurs donne plus de moyens aux forces de l'ordre pour intervenir avant et pendant les manifestations, mais elle fait toujours l'objet de critiques.

Vue d'en haut lors de la manifestation du 1er-Mai à Paris, on voit des mouvements de foule : les policiers chargent et les manifestants se dispersent. C'est le résultat de la stratégie offensive des forces de l'ordre. Par petits groupes d'une quarantaine, les policiers chargent, ciblent deux ou trois manifestants et les extraient de la foule. Chaque interpellation dure à peine quelques secondes pour disperser en évitant tout affrontement direct. Il y en a eu 380, dont 254 ont donné lieu à une garde à vue.

Une stratégie trop violente pour certains

Avec 7 400 policiers et gendarmes mobilisés, la journée était placée sous haute sécurité avec notamment 19 785 contrôles préventifs. Dès mardi 30 avril, des contrôles aléatoires aux frontières et dans les gares, avec fouilles et vérifications d'identité ont été effectués. Les policiers ont découvert des pinces, des marteaux et des liquides inflammables. Avant même le début des rassemblements, 9 016 contrôles préventifs ont eu lieu et 165 personnes ont été interpellées. Les policiers ont choisi d'aller au contact avec les black blocs. Mais pour certains manifestants, la stratégie des forces de l'ordre était trop violente.

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