VIDEO. Pour Ségolène Royal, la décision d'abandonner l'écotaxe a mis fin à un "système très pervers à l'origine"

FRANCE TELEVISIONS

La ministre de l'Environnement a réagi au rapport annuel de la Cour des comptes, qui critique l'abandon de la taxe poids lourds.

La décision d'abandonner l'écotaxe a mis fin à un système "pervers", et le gouvernement a fait "au mieux" pour la remplacer par un dispositif plus "simple", a défendu Ségolène Royal, mercredi 8 février, à la sortie du Conseil des ministres. "Le gouvernement a supprimé un système très coûteux pour le remplacer par un prélèvement tout simple sur la consommation de carburant", a justifié la ministre de l'Environnement, répondant aux critiques de la Cour des Comptes.

Décidée en 2012 mais jamais appliquée, la taxe sur les poids lourds avait été suspendue face à la fronde des "bonnets rouges" et le contrat passé avec Ecomouv', consortium franco-italien chargé de sa mise en œuvre, avait été résilié en 2014. Dans son rapport annuel, la Cour des comptes a qualifié "d'échec de politique publique" cet abandon "dans la précipitation".

"Ce dispositif qui, au bout du compte, aurait en dix ans coûté 2 milliards d'euros aux contribuables, aujourd'hui est stoppé et remplacé par un système simple où il n'y a plus de détournement vers une entreprise privée", a encore réagi Ségolène Royal. Et la ministre de l'Environnement d'en profiter pour pointer la responsabilité de François Fillon : "Je rappelle que ce système avait été mis en place de façon précipitée entre les deux tours de l'élection présidentielle en 2012."

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