Ecotaxe : les pistes évoquées pour compenser le manque à gagner

Manifestation contre l\'écotaxe près de Lille (Nord), le 2 décembre 2013.
Manifestation contre l'écotaxe près de Lille (Nord), le 2 décembre 2013. (CITIZENSIDE / THIERRY THOREL / AFP)

L'écotaxe a été définitivement enterrée par le gouvernement. Elle sera remplacée par un système de "péage transit poids lourds", qui rapportera 300 millions d'euros de moins. Où trouver cette somme ?

Comment compenser le manque à gagner de l'écotaxe, remplacée par un système de "péage transit poids lourds" ? L'enterrement de cette taxe après des mois de contestation n'a pas apaisé les "bonnets rouges" bretons, opposés à ce qu'ils qualifient de demi-mesure, et a irrité les écologistes, qui dénoncent une capitulation en rase campagne.

Le nouveau mécanisme, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2015, rapportera "500 millions d'euros" à l'Etat, au lieu de 800 millions d'euros escomptés initialement, selon la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal. "Il faudra compléter les ressources par d'autres ressources qui nous permettront de maintenir le budget", a assuré le ministre des Finances, Michel Sapin, sur France Info. Voici les pistes envisagées.

Faire payer les sociétés d'autoroute

Parmi les pistes envisagées par le gouvernement, la participation des sociétés d'autoroute (Vinci, Eiffage ou Sanef) a été une nouvelle fois évoquée par Ségolène Royal. "J'ai toujours dit qu'il y aurait une négociation avec les sociétés d'autoroute. Il ne s'agit pas de mettre de taxe supplémentaire, je ne veux pas que les tarifs autoroutiers augmentent, mais les autoroutes seront amenées à participer dans un cadre contractuel avec leurs bénéfices aux grandes infrastructures de notre pays", a-t-elle dit.

Renégocier le contrat avec Ecomouv'

La ministre de l'Ecologie a par ailleurs confirmé l'entrée de l'Etat dans le capital d'Ecomouv', la société chargée de collecter les recettes du péage, pour renégocier le contrat jugé "exorbitant" signé par le gouvernement Fillon. Ce contrat avec Ecomouv', dont 20 portiques ont été détruits par les opposants à l'écotaxe, prévoyait des pénalités de 800 millions d'euros en cas d'abandon du mécanisme. En outre, "cette entreprise voyait son capital rémunéré de 17% et avait un droit de prélever 25% du produit de la taxe", a-t-elle souligné, sans préciser la hauteur de la participation de l'Etat.

 

 

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