VIDÉO. En cas d'échec sur l'accord STX avec les Italiens, "l'État exercera son droit de préemption", affirme Bruno Le Maire

FRANCEINFO

Invité mercredi sur franceinfo, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, affirme qu'en cas d'échec des négociation avec le groupe italien Fincantieri sur la répartition du capital de STX, l'Etat "exercera son droit de préemption" car "ce qui compte, c'est l'avenir du site industriel".

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, affirme mercredi 26 juillet sur franceinfo que l'offre d'accord actionnarial des chantiers navals STX de Saint-Nazaire entre l'État et le groupe italien Fincantieri à 50/50 est toujours sur la table. "Les chantiers STX sont un fleuron de l'industrie nationale. Aujourd'hui, nous souhaitons maintenir un contrôle à 50/50, d'égal à égal avec nos amis italiens, sur l'avenir de ces chantiers, sur l'emploi, sur le développement du territoire, sur le développement des compétences", a indiqué Bruno Le Maire.

Des sommes limitées 

Le ministre de l'Économie prévient cependant qu'en cas de refus du groupe italien, "l'État français exercera son droit de préemption sur STX pour que nous puissions ré-ouvrir le dossier". Dans ce cas, "nous rachetons les parts, nous sommes majoritaires, et nous nous redonnons du temps pour renégocier un nouveau pacte d'actionnaires ". Interrogé sur le coût d'une telle opération, le ministre de l’Économie assure que les sommes sont très limitées : "Je vous rassure, on est plus dans l’échelle des dizaines de millions d’euros que dans l’échelle des milliards d’euros."

L'important pour Bruno Le Maire "c'est l'avenir du site industriel. Nous ne voulons prendre, avec le président de la République, aucun risque sur l'avenir de l'emploi, sur l'avenir des compétences, des territoires, dans un site industriel aussi stratégique que les chantiers de Saint-Nazaire. Nous refusons de laisser une majorité à un investisseur étranger". 

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