Brittany Ferries : toujours pas de solution à l'horizon

(Vincent MOUCHEL Maxppp)

Le conflit a débuté le 13 septembre. Et il s'embourbe. Une table ronde a eu lieu vendredi midi au ministère des Transports mais aucune décision n'a été prise. La direction de Brittany Ferries n'était pas présente. Les navires sont toujours bloqués à quai. La direction propose un plan pour réduire les coûts de l'entreprise mais le personnel rejette le projet.

L'impasse. Après 15 jours de conflit social,
marins et direction ne parviennent toujours pas à s'entendre. Depuis plus d'une semaine, la
direction a décidé le "lock-out" : les bateaux restent à quai, malgré
la volonté du personnel de reprendre le travail. La direction propose un plan (augmentation
du temps de travail et suppression de primes versées aux équipages) pour
réduire les pertes de l'entreprise, qui sont aujourd'hui de 70 millions
d'euros. Mais hier matin, les salariés ont refusé ce dernier protocole. Près de
2.500 emplois sont en jeu.

Une table ronde à Paris mais aucune décision

Une table ronde était organisée vendredi midi avec le ministre des Transports, Frédéric
Cuvillier. Objectif : sauver les 2.500 emplois de ce fleuron de l'économie
bretonne. Étaient présent la région, le ministère et les syndicats.

Mais la direction de Brittany Ferries a brillé par son absence. Aucune décision n'a été prise. Les syndicats se disent toutefois ouvert à une nouvelle table ronde et laissent la porte ouverte à de nouvelles discussions. 

La Sica menace de tout quitter

Devant ce conflit qui n'en finit plus, la Sica, première coopérative
légumière française et principal actionnaire de la compagnie menace : elle
pourrait décider de tout lâcher.

Elle avait d'ailleurs lancé un ultimatum aux
organisations syndicales, en les sommant d'accepter le plan de la direction. En
vain.

Créée en 1973, la Brittany Ferries revendique 2,6 millions de passagers
transportés par an, dont 85% de Britanniques. Elle dessert la Grande-Bretagne,
l'Irlande et l'Espagne et emploie environ 2.500 personnes, exclusivement des
marins français.

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