Brétigny-sur-Orge : Didier Le Reste (CGT) conteste les "vérités" de la SNCF

(Gonzalo Fuentes Reuters)

Trois enquêtes ont été lancées pour faire la lumière sur les raisons du déraillement vendredi soir du train Intercités Paris-Limoges. Dés ce samedi la SNCF a mis en avant la défaillance d'une pièce d'un aiguillage situé en amont de la gare. Une version que Didier Le Reste, qui a longtemps été le secrétaire général de la CGT Cheminots, juge "prématurée" et "inadaptée".

Le moins qu'on puisse dire c'est que Didier Le Reste a des doutes sur la version de la SNCF, la "défaillance" d'une éclisse d'aiguillage : "Pourquoi une pièce comme ça qui se serait désolidarisée
du rail, se serait envolée et déposée opportunément au cœur de l'aiguille. Et
aurait fait dérailler le train."

"Il faut pousser les investigations"

L'ancien patron de la CGT Cheminots estime lui que "toutes les hypothèses sont sur la table. Il y a certainement d'autres causes". Et il critique entre les lignes la précipitation de la SNCF : "On sait que les enquêtes qui sont diligentées produisent leurs résultats plusieurs semaines après. Le fait que la SNCF communique aussi rapidement, le fait que son président livre au bon peuple une version qui pourrait devenir officielle alors qu'il faut pousser les investigations".

Et Didier Le Reste de rappeler la séquence des Eurostar bloqués à l'hiver 2009 dans le Tunnel sous la Manche "où le président Pépy se répandait dans les médias en disant que c'était la neige poudreuse. Et moi j'avais interrogé l'opinion s'il y avait pas un lien de causalité avec les problèmes de maintenante. Et  les enquêtes indépendantes m'ont donné raison. Attention à ce qu'on assène comme étant des vérités."

A LIRE AUSSI : l'état du réseau en question