Autoroute ferroviaire : 14 tunnels devront être rabotés pour relier le Pas-de-Calais aux Landes

Selon le journal satirique, \"les wagons commandés sont trop bas et trop larges pour le réseau actuel. Il faudrait donc raboter, outre les quais, certains tunnels dans le sens de la largeur, ce qui est possible, mais coûteux\".
Selon le journal satirique, "les wagons commandés sont trop bas et trop larges pour le réseau actuel. Il faudrait donc raboter, outre les quais, certains tunnels dans le sens de la largeur, ce qui est possible, mais coûteux". (MAXPPP)

De profondes modifications des infrastructures ferroviaires seront nécessaires pour réaliser cette autoroute ferroviaire qui doit permettre la circulation des trains spéciaux transportant des camions.

Contrairement aux quais accueillant les nouveaux TER, le rabotage est prévu. Des infrastructures ferroviaires devront en effet être modifiées, indique Le Canard Enchaîné dans son édition du mercredi 23 juillet, et 14 tunnels rabotés, pour permettre la circulation des trains spéciaux transportants des camions, qui emprunteront la nouvelle autoroute ferroviaire en France. Elle doit relier à terme le Pas-de-Calais aux Landes. 

Des wagons trop bas et trop larges pour les tunnels

"Les wagons commandés sont trop bas et trop larges pour le réseau actuel. Il faudrait donc raboter, outre les quais, certains tunnels dans le sens de la largeur, ce qui est possible, mais coûteux", selon le journal satirique. Interrogé par l'AFP, un expert de RFF reconnaît la nécessaire adaptation de certaines infrastructures pour permettre aux wagons de "rouler sans difficultés", mais souligne que "c'était connu depuis le départ".

L'hebdomadaire, précisant que 14 tunnels sont concernés par un rabotage, s'étonne d'une "solution loufoque: dégonfler les amortisseurs des camions équipés d'un système pneumatique ou, sinon, les pneus"Cette pratique est pourtant habituelle, selon un proche du dossier: "le dégonflage des amortisseurs (pas des pneus!) est une pratique courante quand les camions sont en position de parking ou pour leur chargement sur d'autres véhicules, afin de mieux garantir leur stabilité".

Le secrétariat d'Etat aux Transports n'était pas joignables mardi soir, mais dans un courrier à la Cour des comptes en 2012, le patron de la société répondait lui aussi que "la nécessité d'aménager le gabarit était connue dès le début du projet".