A Roissy, les étourdis peuvent désormais se faire expédier les objets confisqués

Des voyageurs attendent de passer les contrôles à l\'aéroport de Roissy, le 31 décembre 2012.
Des voyageurs attendent de passer les contrôles à l'aéroport de Roissy, le 31 décembre 2012. (FRED DUFOUR / AFP)

Ce service nommé Tripperty permet au voyageur de récupérer son bien, à son retour, à la consigne de l'aéroport (pour 10 euros) ou de se le faire expédier (15 euros en France, 20 euros en Europe, 30 euros hors Europe).

Couteau du grand-père, bouteille de parfum ou club de golf... Le passager étourdi qui se voit confisquer un objet précieux, car interdit en cabine pour des raisons de sécurité, peut désormais le récupérer via un service expérimenté à l'aéroport de Roissy, annoncent mercredi 30 mai les groupes Aéroports de Paris et La Poste.

En 2017, "14 tonnes d'objets interdits à bord ont été saisis à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle", indiquent les groupes dans un communiqué, citant en exemples "un grand cru de Bordeaux, une épée en bois et un embrayage de voiture".

Plus d'un passager sur 10 est concerné

Au total, "13% des passagers se voient retirer des objets interdits à bord avant de prendre l'avion". De quoi hérisser les voyageurs, d'autant qu'il n'y avait jusqu'alors pas d'autre option que de leur dire adieu : ces objets étaient "stockés puis détruits". Pour y remédier, le gestionnaire de l'aéroport et La Poste expérimentent depuis début 2018 un service nommé Tripperty dans les terminaux 2E et 2F de Roissy, deuxième aéroport européen avec près de 70 millions de passagers par an.

Ce service permet aux voyageurs de récupérer leurs biens, à leur retour, à la consigne de l'aéroport (pour 10 euros) ou de se les faire expédier (15 euros en France, 20 euros en Europe, 30 euros hors Europe). Tripperty, promettent les deux groupes, "sera déployé" d'ici à la fin de l'année dans les autres terminaux de Roissy, ainsi qu'à l'aéroport d'Orly, aux plus de 30 millions de passagers annuels.