L'Insee baisse sa prévision de croissance pour 2014 à 0,4%, légèrement inférieure à celle du gouvernement

La croissance française a été nulle au premier et au deuxième trimestre de 2014, selon des chiffres publiés par l\'Insee le 14 août 2014.
La croissance française a été nulle au premier et au deuxième trimestre de 2014, selon des chiffres publiés par l'Insee le 14 août 2014. ( GETTY IMAGES )

Début août, le gouvernement s'attendait à une progression de 0,5% pour 2014.

L'Insee a baissé, jeudi 2 octobre, sa prévision de croissance moyenne en France en 2014 à 0,4%, et prévenu que le Produit intérieur brut ne devrait progresser que de 0,1% au troisième comme au quatrième trimestre. En juin, sa prévision était de 0,7%.

En l'abaissant, l'Insee s'aligne sur la prévision du gouvernement. En août dernier, alors qu'il tablait sur une croissance à 1% en 2014 et à 1,7% en 2015, le gouvernement avait revu ses chiffres, prévoyant une progression de 0,5% pour 2014.

2015, année sans filet

Sans donner de prévision pour 2015, l'Institut national de la statistique et des études économiques a toutefois indiqué que la France entamerait l'année sans filet, avec un "acquis", c'est-à-dire une réserve de croissance, de 0,1%.

La croissance l'an prochain est la grande inconnue du budget 2015, qui a été présenté mercredi et qui est basé sur une hypothèse de 1%, jugée "optimiste" par le Haut conseil des finances publiques, organe indépendant de contrôle.

L'économie française en panne

Dans le détail, l'Institut a dressé le portrait d'une France au ralenti. Les ménages épargnent davantage (le taux d'épargne est prévu à 15,6% en 2014, contre 15,1% en 2013) et consomment à peine plus (+0,1% en 2014). Par ailleurs leurs investissements, c'est-à-dire essentiellement les achats de logements, s'effondrent: -7,4% attendus cette année, une baisse deux fois plus forte qu'en 2013, et un retour aux niveaux de 1998.

Enfin, les entreprises vont à nouveau réduire les investissements (-0,6%) et leur taux de marge, un indicateur de rentabilité, se dégrade en dépit du soutien du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi : l'Insee le voit à 29,4% en 2014, contre 29,8% en 2013.

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