VIDEO. Rachat de SFR : Montebourg penche pour Bouygues

RTL

Invité de RTL, le ministre du Redressement productif s'est expliqué sur sa préférence pour Bouygues, et non pour Numericable, dans la procédure de rachat de SFR.

Il ne s'en cache pas. Dans le duel entre Numericable et Bouygues pour racheter SFR, Arnaud Montebourg a clairement choisi son camp, celui du groupe de BTP. Le ministre du Redressement productif, invité mardi 11 mars sur RTL, a insisté sur la volonté du gouvernement de revenir à un marché comptant trois opérateurs, qui ne sera pas, selon lui, synonyme de hausse des prix : "Je ne crois pas que ça se fera au détriment des consommateurs. Les prix ont baissé de 30%, c'est un acquis irréversible."

Ce plan d'un retour à trois exclut donc l'idée de voir Numericable remplacer numériquement SFR. "Vivendi [qui met SFR en vente] va choisir qui il veut" mais "nous avons une préférence d'intérêt général qui est de dire que la consolidation, qui a commencé dans tous les pays européens, est nécessaire", a précisé Arnaud Montebourg, affichant une nouvelle fois son soutien à une reprise de SFR par Bouygues.

Numericable, "une holding au Luxembourg"

Ce qui fait pencher la balance en faveur de Bouygues, selon le ministre, c'est son engagement "à ne procéder à aucun licenciement collectif, aucun plan social, aucun plan de départ volontaire" comme le dit Martin Bouygues, dans un courrier lu par Arnaud Montebourg à l'antenne.

A l'inverse, il a pointé du doigt le risque de voir Numericable nourrir "la guerre des prix". Évoquant le cas de l'Europe, qui compterait "120 opérateurs pour 300 millions d'habitants", Arnaud Montebourg estime que "si nous restons dans la guerre des prix, on va être en proie à des opérateurs que l'on ne contrôle pas". Il a également fustigé Numericable, "une holding au Luxembourg cotée à la Bourse d'Amsterdam avec une participation personnelle du principal dirigeant à Guernesey (…), lui-même résident suisse."

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