La France lance officiellement sa procédure d'attribution des fréquences 5G

Le logo de la technologie 5G sur une tablette, à Paris, le 18 février 2019, à Paris. 
Le logo de la technologie 5G sur une tablette, à Paris, le 18 février 2019, à Paris.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

L'opération, qui devra être juridiquement terminée début 2020, devrait rapporter à l'Etat plusieurs milliards d'euros de recettes.

Les premiers déploiements commerciaux devraient avoir lieu à la fin de l'année 2020. La France a lancé officiellement, lundi 15 juillet, sa procédure d'attribution aux opérateurs télécoms des futures fréquences 5G. Selon l'Arcep, le régulateur des télécoms, cette procédure se met en place en vertu d'un système mixte comportant la cession à prix fixe d'un premier bloc de fréquences et des enchères pour les fréquences restantes. 

L'Arcep a par ailleurs lancé une consultation publique qui prendra fin le 4 septembre. La procédure d'attribution aura lieu quelques semaines plus tard, pour que le processus puisse être juridiquement bouclé au début de 2020, autorisant de premiers déploiements commerciaux à la fin de l'année, a expliqué Sébastien Soriano, le président de l'Arcep.

Le prix de cession à prix fixe et le prix de réserve des enchères seront fixés par le gouvernement, mais l'opération doit rapporter à l'Etat des recettes qui se chiffreront en milliards d'euros. En Allemagne, le gouvernement a organisé un système d'enchères qui a rapporté 6,5 milliards d'euros, alors que les spécialistes misaient plutôt sur un chiffre compris entre 3 et 5 milliards.

Tout le territoire couvert à la fin 2030 

Selon le schéma présenté par l'Arcep, chaque opérateur devrait proposer une offre 5G dans deux villes françaises avant la fin de 2020. La montée en puissance serait progressive, pour qu'à la fin 2025, chaque opérateur ait équipé 12 000 sites en 5G, soit une couverture des deux tiers de la population environ.

Pour les zones restantes, les opérateurs auront l'obligation de proposer un service "type 5G", d'un débit minimum de 240 mégabits par seconde. L'ensemble du territoire sera couvert, soit en 5G, soit en "type 5G", à la fin 2030.

La France "n'est pas dans les premiers" en Europe pour attribuer ses fréquences, mais elle "n'est pas en retard", a par ailleurs assuré le président de l'Arcep devant la presse.

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