Le gouvernement juge que le plan de suppressions de postes chez Nokia est "inacceptable en l'état"

Des salariés de l\'équimentier télécom Nokia défilent à Paris mercredi 8 juillet pour protester contre un plan de départs volontaires.
Des salariés de l'équimentier télécom Nokia défilent à Paris mercredi 8 juillet pour protester contre un plan de départs volontaires. (YANN CASTANIER / HANS LUCAS)

L'équipementier finlandais prévoit de supprimer 1 233 emplois en France.

"280 millions de subventions encaissées, 1 233 emplois supprimés", dénonçait une des banderoles brandies, mercredi 8 juillet, lors de la manifestation des salariés de Nokia à Paris. Une grande partie des 950 manifestants – selon la police – était venue de Lannion, l'un des sites menacés par le plan de départs volontaires prévu par l'équipementier télécom finlandais. Ce dernier prévoit de supprimer 402 postes dans les Côtes-d'Armor et 831 autres en Essone, sur le site de Nozay, en 2021.

Dans l'après-midi, la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a reçu l'intersyndicale des salariés de Nokia. "Nous sommes aux côtés des salariés et des élus pour pousser l’entreprise dans ses retranchements. Ce plan est inacceptable en l'état", a-t-elle écrit sur Twitter dans la foulée. Dans un second message, la ministre annonce également qu'elle entend rencontrer le futur président de Nokia, Pekka Lundmark, qui prend ses fonctions en août, pour "travailler à l'amélioration [du plan de départs volontaires]"."


Pour plusieurs représentants syndicaux, ce plan de licenciements était dans l'air depuis le rachat d'Alcatel par le constructeur finlandais en 2017. "Il est clair que Nokia avait ce projet depuis son rachat d'Alcatel Lucent il y a quatre ans, affirme Jean-François Schmitt, de la CFE-CGC. Ils ont racheté les brevets, qu'ils ont très bien su faire fructifier, et ont gagné avec Alcatel Lucent une implantation précieuse aux Etats-Unis. Ils n'avaient pas besoin des salariés français d'Alcatel."

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