Le syndicaliste de la CFDT et ancien ministre Jacques Chérèque, père de François Chérèque, est mort

L\'ancien secrétaire générale de la CFDT, Jacques Chérèque, le 5 novembre 2014, à Paris, à l\'occasion des 50 ans du syndicat. 
L'ancien secrétaire générale de la CFDT, Jacques Chérèque, le 5 novembre 2014, à Paris, à l'occasion des 50 ans du syndicat.  (THOMAS SAMSON / AFP)

Né à Dijon le 9 septembre 1928, Jacques Chérèque est mort presque un an après le décès de son fils, François, lui aussi secrétaire général de la CFDT.

Il fut membre du gouvernement de Michel Rocard. Jacques Chérèque, ancien secrétaire général adjoint de la CFDT, est mort a 89 ans, a annoncé dimanche 24 décembre la CFDT. Dans un communiqué, le syndicat a salué un "grand militant."

François Chérèque, fils de Jacques Chérèque et lui aussi ancien secrétaire général de la CFDT, avait succombé à un cancer le 2 janvier 2017.

"Jacques Chérèque, un homme remarquable et un syndicaliste authentique, nous a quittés. La CFDT est une nouvelle fois en deuil en 2017", a tweeté son secrétaire général, Laurent Berger.

Né à Dijon le 9 septembre 1928, Jacques Chérèque était entré dans la vie active en 1949 comme ouvrier spécialisé aux aciéries de Pompey (Meurthe-et-Moselle). Il était devenu secrétaire général de la CFDT Métallurgie en 1971, avant d'accéder en 1979 au poste de secrétaire général adjoint de la confédération, aux côtés d'Edmond Maire.

Ministre de mai 1988 à mai 1991

Son action en tant que préfet délégué pour le redéploiement industriel en Lorraine, fonction à laquelle il est nommé en 1984, avait aussi été saluée. Il avait ensuite été ministre délégué, chargé de l'Aménagement du territoire et des reconversions de mai 1988 à mai 1991 dans le premier et le second gouvernement Rocard, et conseiller général (PS) de Meurthe-et-Moselle, dans le canton de Pompey, de 1988 à 1992. 

"La CFDT salue un grand syndicaliste, profondément attaché à l'industrie et au territoire" ainsi qu'"un grand militant qui a eu le cran de comprendre que l'avenir de la région Lorraine pouvait passer par une fermeture d'usine, à condition que l'on sache anticiper, reconvertir et bien sûr se battre, parfois dans l'adversité syndicale totale, même violente", a encore salué le syndicat.