Grève des éboueurs : "Nous n'avons aucune perspective de négociation" déplore la métropole de Marseille

Des poubelles qui débordent dans le 6e arrondissement de Marseille en raison de la grève des éboueurs
Des poubelles qui débordent dans le 6e arrondissement de Marseille en raison de la grève des éboueurs (JULIEN PASQUALINI / FRANCE-INFO)

Roland Mouren, membre du bureau de la Métropole de Marseille et délégué à la Propreté et aux déchets, condamne la grève des éboueurs contre la réforme des retraites. Il dénonce un mouvement social minoritaire qui pénalise les Marseillais. 

"La métropole ne peut pas y faire grand-chose" se désole Roland Mouren, membre du bureau de la Métropole de Marseille, délégué à la Propreté et aux déchets, en parlant de la grève des éboueurs contre la réforme des retraites. "On n'arrive à faire la collecte journalière" mais alors qu'on a "un retard de 3 000 tonnes [de déchets], nous avons du mal à le rattraper et ça ne peut pas durer" poursuit-il. "On ne peut pas attendre. On ne peut pas laisser faire, on ne peut laisser prendre en otage, les Marseillaises et les Marseillais", s'agace Roland Mouren.

Je demanderai à la présidente [Martine Vassal] de faire une mesure de réquisition"Roland Mouren à franceinfo

L'élu dénonce la longeur d'un conflit qu'il juge mené par une minorité : "Ça fait déjà quelques semaines que ça dure. On joue au chat et à la souris. C'est une partie minoritaire des employés de la Métropole qui font grève qui ont commencé à boucher des centres de transfert ou les dépôts où se trouvent les camions. Ça s'est arrêté après l'intervention des forces de l'ordre. Maintenant, c'est sur certains dépôts qu'ils font des actions de grève.

Des sous-traitants pour briser la grève

"Nous faisons venir de la sous-traitance pour pallier ce manque de personnels sur le terrain" assume Roland Mouren qui assure que cela a été validé par le tribunal administratif, en dépit du droit de grève. La sous-traitance entraîne "un surcoût mais la priorité c'est la qualité de vie pour les Marseillais. On ne peut pas laisser ce tas d'immondices ad vitam aeternam dans les rues de Marseille".

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