Ascoval : les salariés sont dépités, mais le gouvernement veut rester confiant

FRANCE 2

Mercredi 22 mai, les salariés nordistes d'Ascoval ont appris la mise en redressement judiciaire de leur repreneur, British Steel. Une déception de plus dans un dossier à rebondissements.

C'est une déception supplémentaire pour les salariés d'Ascoval, qui ont appris mercredi 22 mai la mise en redressement judiciaire de leur repreneur, le groupe British Steel, numéro deux de l'acier britannique. "C'est un nouveau coup dur pour les salariés. Cela fait quatre ans qu'ils vivent des rebondissements, de vraies en fausses reprises", explique la journaliste Maeva Sicard-Cras, en direct de l'usine de Saint-Saulve, dans le Nord.

30 salariés ont démissionné

"Les salariés que nous avons contactés ce matin [mercedi 22 mai] nous disent qu'ils sont fatigués, à bout, ajoute la journaliste de France 2. 'La confiance est rompue', me disait un syndicaliste. Ils oscillent en permanence entre déception et inquiétude. Les syndicats nous disent également que 30 salariés ont démissionné. Ils craignent évidemment que d'autres fassent la même chose."

Si les employés de l'usine Ascoval ont reçu la nouvelle de la mise en faillite de British Steel comme un coup de massue, le gouvernement a tenu à rester confiant mercredi 22 mai. "Bercy dit : 'Nous sommes toujours confiants'. On veut absolument garder espoir, car la reprise qui échouerait d'Ascoval, ce serait une catastrophe", explique depuis l'Élysée le journaliste Jeff Wittenberg.

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