Soldes d'été : le commerce en ligne s'en sort mieux que les boutiques

Shopping durant les soldes d\'été à Lille (Nord), le 26 juin 2013.
Shopping durant les soldes d'été à Lille (Nord), le 26 juin 2013. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Selon l'Institut français de la mode, les ventes sont en recul de 4% par rapport à la même période l'an dernier.

A l'issue des cinq semaines réglementaires de soldes, mardi 29 juillet, 56% des commerçants parisiens concluaient à un résultat "peu ou pas satisfaisant", selon la Chambre de commerce (CCIP). Au niveau national, 71% des indépendants ont enregistré une chute de plus de 10% de leur chiffre d'affaires par rapport à la même période un an plus tôt, selon la Fédération nationale de l'habillement. Le bilan "n'est pas bon du tout, quels que soient les secteurs ou les régions", assène-t-elle.

Malgré un premier jour jugé "correct" par une majorité de professionnels, l'Institut français de la mode a constaté un recul de 4% en valeur des ventes dès début juillet. Seules les Galeries Lafayette, aidées par la clientèle touristique, ont terminé la période sur des ventes stables (+0,3%).

Si les Français sont aussi nombreux à faire les soldes (entre 75 et 80%), ils dépensent moins. Selon un sondage mené par Promise Consulting auprès de 4 635 personnes, le budget moyen dépensé est en baisse de 5,4%, à 210 euros contre 222 en 2013.

Le e-commerce s'en sort mieux

Par ailleurs, internet vient grignoter chaque année davantage de parts de marché au détriment des boutiques pendant la période. 64% des commerçants physiques l'ont remarqué cet été, soit 10 points de plus que l'an dernier. Pour ces soldes d'été, le e-commerce a vu ses transactions progresser de 18% et son chiffre d'affaires de 6%, selon une étude Fia-net/GfK, corroborée par la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad), qui constate des ventes en hausse de 11%.

En cause : des réductions attractives, -70% à -80% dès les premiers jours, un confort d'achat mais aussi des livraisons améliorées et des retours simplifiés. Néanmoins, "les Français ont majoritairement opté pour des achats raisonnés, (...) délaissant les achats compulsifs", avec des paniers moyens en baisse de 30 euros, commente Christophe Nepveux, directeur général de Fia-net.

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