Soldes : bilan en demi-teinte, sauf sur Internet

(Un grand magasin parisien... © MaxPPP)

La crise est passée par là : les Français dépensent moins. Et puis, fini le rush des débuts, quand on peut, de chez soi, faire ses emplettes sur Internet... Le e-commerce bondit de 6%, les ventes en magasin chutent d'au moins 4%.

Les soldes d'été, qui s'achèvent ce mardi, ne resteront sans doute pas dans les annales... Malgré un premier jour jugé correct par une majorité de commerçants, l'Institut français de la mode a constaté, très rapidement, un recul des ventes : -4% en valeur, dès la première semaine, début juillet.

Et après cinq semaines de soldes, 66% des commerçants indépendants dressent un bilan peu satisfaisant : 71% d'entre eux ont enregistré une chute de plus de 10% de leur chiffre d'affaires, selon Bernard Morvan, de la Fédération nationale de l'habillement. "Le bilan n'est pas bon du tout, quels que soient les secteurs ou les régions" , dit-il.

Selon les commerçants, la crise est passée par là. La baisse du pouvoir d'achat fait que les Français dépensent moins. Tout simplement. Selon un sondage mené par Promise Consulting auprès de 4.635 personnes, les achats ont baissé de 5,4% - 210 euros, contre 222 en 2013.

L'effet Internet, de plus en plus puissant

Et puis - surtout - il y a l'effet Internet qui, chaque année, gagne encore un peu plus de terrain. Réductions attractives, -70 à -80% dès les premiers jours, confort d'achat, livraison améliorées et retours simplifiés. Le e-commerce a vu ses transactions bondir de 18%, et son chiffre d'affaires de 6%, selon un étude Fia-net/GfK, coorborée par la Fevad, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance, qui constate des ventes en hausse de 11%.

Internet, c'est aussi des bonnes affaires toute l'année, des ventes privées qui se multiplient... Bref, une raison supplémentaire de ne pas se déplacer en magasin dès la première heure du premier jour des soldes.

Reste que, même sur Internet, le panier d'achat est à la baisse - 30 euros de moins, selon Christophe Nepveux, directeur général de Fia-net.

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