SNCM: Manuels Valls hausse le ton, après deux semaines de grève

(Deux semaines de grève à la SNCM, la colère monte à Marseille, en Corse et à Matignon © Maxppp)

Après l’alerte lancée par le ministre des Transports sur le risque d’un redressement judiciaire de la SNCM, le Premier ministre a demandé mardi "l’arrêt de la grève dans une compagnie en danger de mort".

Les négociations se poursuivaient mardi soir entre les représentants de la compagnie maritime SNCM et son actionnaire principal Transdev. La grève des marins entamée le 24 juin impacte fortement l’économie corse et ne remplit pas les caisses de l’entreprise, qui compte habituellement sur la saison touristique.

Un dossier au plus haut niveau de l'Etat

Lors d’un entretien sur TF1 mardi soir, le Premier ministre a lancé une mise en garde sur le situation qui immobilise à quai les bateaux de la SNCM depuis deux semaines : 

"Il faut que la grève s’arrête, la compagnie est en danger de mort."

Précédemment, le ministre des Transports avait déclenché la colère des syndicats, en évoquant la perspectives d'un redressement judiciaire. Les négociations sont menées à la préfecture de Marseille, avec un médiateur nommé par le gouvernement. Cet arbitre d’un conflit qui s’éternise avait proposé premier texte. il aurait été rejeté par Transdev. Une seconde proposition serait en cours d’examen. Elle porterait sur une période sans procédure judiciaire, le temps d’examiner une solution de reprise de l’entreprise maritime, qui emploie 2.600 salariés.

Colère en Corse et à Marseille

La protestation s’organise en Corse, où les professionnels du tourisme s’alarment d’une saison touristique barrée par la grève. Des commerçants et des agriculteurs souffrent aussi du blocus de la compagnie et une manifestation est prévue ce mercredi devant la préfecture de Bastia.

A Marseille, la colère monte dans les rangs des responsables du secteur des croisières, une activité qui a le vent en poupe dans la cité phocéenne. Des bateaux s’éloignent ces jours-ci, par crainte de blocage. 30.000 passagers de ferries et 37.000 croisiéristes auraient ainsi évité Marseille.

Par ailleurs, des transporteurs décalent géographiquement leur départ pour la Corse en rejoignant Toulon, pour prendre une compagnie concurrente de la SNCM, la Corsica Ferries. Même si les deux ports ne sont pas guère éloignés, c’est un surcoût pour les entreprises.  

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