VIDEO. Réforme des retraites : "Ça va monter très très fort au mois de janvier sur l’âge pivot", prévient Laurent Berger

Laurent Berger, qui était l'invité de France Inter vendredi, a ajouté que "ça va monter très très fort à la rentrée sur l’âge pivot".

"Je veux que l’âge pivot soit retiré de cette réforme" car "on ne peut pas accepter cette mesure injuste", a déclaré Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, vendredi sur France Inter, au sujet de la réforme des retraites.

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Après deux jours de négociations à Matignon, Laurent Berger a "senti une grande détermination" de la part du gouvernement à mettre en place cette mesure. "Mais je vous le dis : ça va monter très très fort au mois de janvier sur cet âge pivot. Et la CFDT, à partir du 6 janvier, va interpeller les parlementaires, elle va aussi avoir des actions de mobilisation", a-t-il mis en garde.

La CFDT donne rendez-vous en janvier

Le syndicat souhaite également "potentiellement proposer aux citoyens de se mobiliser, y compris - pourquoi pas - un samedi", avec "des rassemblements, des choses plus festives que ce qu'on fait habituellement". "On va regarder ça juste avant l'examen du projet de loi en conseil des ministres [le 22 janvier], je crois qu'il faut faire monter cette idée que demander de travailler plus longtemps à ceux qui ont déjà leur carrière complète quand ils vont arriver en retraite, ce n'est pas acceptable", a souligné le secrétaire général de la CFDT.

Dans sa réforme des retraites, le gouvernement prévoit l'instauration d'un "âge pivot" à 64 ans, assorti d'un système de bonus-malus. "Plein de gens vont être impactés", a prévenu Laurent Berger. "On a plein de témoignages de gens qui comptaient arriver en retraite en 2022, 2023, 2024 et qui vont travailler quatre mois, huit mois, un an supplémentaire", détaille le secrétaire général de la CFDT qui continue : "Un travailleur de l'agro-alimentaire m'a saisi hier en me disant : en 2024, je pouvais partir en retraite, j'ai tous mes trimestres, là si je pars à 62 ans je vais prendre un an de malus jusqu'à la fin de ma vie", a rapporté le numéro 1 de la CFDT.

Des points d'accords avec le gouvernement

Laurent Berger a toutefois "noté une volonté de dialogue et d'ouverture" du gouvernement, lors du dernier round de négociations, notamment sur le "minimum de pension" ou le "travail de nuit". "Là où on a un désaccord", c'est "sur les mesures d'équilibre à court terme", a-t-il souligné, dénonçant une "réforme comptable dès 2022". "La CFDT veut un système universel des retraites mais ils sont en train de la pourrir avec une mesure paramétrique qui ne se justifie pas", a estimé Laurent Berger. La CFDT est en revanche "intéressée" par "les mesures d'équilibre à moyen et long terme", a-t-il précisé.

En attendant de reprendre les discussions avec le gouvernement à la rentrée, le leader de la CFDT a de nouveau appelé à "une trêve à Noël", et a conclu qu'il "faut que chacun puisse circuler librement pour faire ce qu'il a à faire pendant les fêtes".

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