VIDEO. Jets de robes, reports des procès Fillon et Preynat... Les avocats multiplient les actions pour protester contre la réforme de leur régime de retraite

FRANCEINFO

Le procès de François et Penelope Fillon a été reporté, lundi, en raison du blocage de l'accès au tribunal de Paris. Ce n'est pas la première fois que les avocats font parler d'eux dans le cadre de leur mobilisation contre la réforme des retraites.

Les avocats ont encore frappé. Mobilisés depuis de nombreuses semaines contre la réforme des retraites, ils ont tenté de bloquer l'accès au tribunal de Paris, lundi 24 février, alors que le procès de François Fillon, de son épouse Penelope Fillon et de l'ancien suppléant à l'Assemblée nationale Marc Joulaud devait débuter. Mais il a été reporté à mercredi en raison de ce mouvement de grève.

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Dans le détail, le tribunal a fait droit à une demande de renvoi déposée par la défense, qui sollicitait le report de la première journée du procès, en soutien à la mobilisation des avocats contre la réforme de leur régime autonome de retraite.

Ce n'est pas la première fois que les avocats font parler d'eux depuis le début de l'année. Le 8 janvier, ils ont jeté leurs robes devant la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. Elle se trouvait alors à Caen (Calvados) pour présenter la fusion des tribunaux d'instance et de grande instance.

Robes suspendues, sifflets, et cornes de brume

Le procès de l'ancien prêtre Robert Preynat, accusé d'agressions sexuelles sur de jeunes scouts, devait lui s'ouvrir le 13 janvier mais a finalement été décalé au lendemain en raison des perturbations liées à la grève. Les avocats avaient aussi profité de la présence des caméras pour envoyer un SOS. Ils avaient pendu leurs robes noires aux rambardes du tribunal en symbole, disaient-ils, de la mort de leur profession.

Ils ont également sorti sifflets, ballons et cornes de brume, le 20 janvier, lors de la rentrée solennelle au tribunal de Paris. Ils ont tenté de pénétrer dans la salle d'audience où devaient s'exprimer le procureur de la République et le procureur en charge du Parquet national antiterroriste (Pnat). Mais les forces de l'ordre les avaient finalement empêchés d'entrer.

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