Réforme des retraites : nouveau risque de braquer les syndicats

L'examen du projet de réforme des retraites débutera le 17 février prochain à l'Assemblée nationale. 

Alors que le texte a déjà été transmis aux caisses de sécurité sociale, à quoi peut servir la réunion du vendredi 10 janvier entre le Premier ministre et les partenaires sociaux ? "En mettant les choses sur la table, le gouvernement joue la clarté, mais il y a sans aucun doute un risque de braquer les syndicats et de donner le sentiment que tout est écrit avant cette rencontre", explique Guillaume Daret, journaliste du service politique de France Télévisions.

La CFDT, le syndicat réformiste que le gouvernement espérait pouvoir compter dans son camp, est toujours aussi ferme. En la personne de son leader, Laurent Berger, elle refuse l'instauration d'un âge d'équilibre à 64 ans. Ce "chiffon rouge" figure pourtant bien dans le projet de loi. "Cela montre que ce qui n'est pas négociable du côté de l'exécutif est le fait qu'il faudra travailler un peu plus longtemps et que le système devra être équilibré financièrement", précise Guillaume Daret. 

Marge de manœuvre 

La grève dans les transports s'apparente désormais à une guerre d'usure. Les membres du gouvernement se veulent pourtant optimistes quant à une sortie du conflit. "Un point est particulièrement mis en avant par les différents ministres : le fait de laisser aux partenaires sociaux la possibilité de trouver une autre solution que l'âge pivot d'ici septembre 2021. Ce sera sans doute le travail de la conférence de financement". Celle-ci a été proposée par Laurent Berger et Édouard Philippe s'y est dit favorable. 

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