Réforme des retraites : "Le texte, nous l'améliorerons même si le 49-3 est utilisé", assure Gilles Le Gendre

Gilles le Gendre lors d\'une conférence de presse à l\'Assemblée nationale en octobre 2019
Gilles le Gendre lors d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale en octobre 2019 (ALEXIS SCIARD / IP3 PRESS/MAXPPP)

Le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale a également justifié l'éventuelle utilisation de l'article 49.3 par "l'obstruction" de l'opposition. 

"Le texte, nous l'améliorerons même si le 49-3 est utilisé parce qu’il y a des sujets sur lesquels nous devons progresser et introduire dans le texte les résultats des discussions notamment avec la CFDT mais aussi avec le Medef et avec d’autres syndicats qui sont prêts à jouer le jeu de cette réforme', a déclaré Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, jeudi 27 février sur France Inter. La réforme des retraites est examinée à l'Assemblée nationale et l'article 49-3, qui permet d'abréger les débats et d'adopter un texte sans vote, pourrait être utilisé.

Le recours au 49-3 est "la décision du Premier ministre". "Il a dit qu’il prendrait ses responsabilités. La majorité soutiendra sa décision quelle qu’elle soit. Mais je souhaite que l’on restaure la réputation et l’image de notre Parlement, profondément abîmée par la stratégie d’obstruction de l’opposition", a poursuivi Gilles Legendre.

"Le désordre et l'insurrection démocratique"

Le député de Paris a aussi dénoncé : "L'obstruction [...] de 33 députés qui ont décidé depuis le début de saboter le travail des 544 autres. En début de semaine prochaine, nous battrons le record de durée d’un débat parlementaire pendant la Ve République. Jamais nous n’aurons siégé autant. A l’heure où nous nous parlons deux articles ont été voté. Il en reste 63", a-t-il indiqué.

"Les oppositions ont toujours le droit, elles ont même le devoir de s’opposer. Et le principal instrument qu’elles ont à leur disposition pour çà c’est l’amendement. Mais là nous ne sommes pas dans le schéma habituel. Nous sommes très clairement dans l’objectif que cette loi ne voit jamais le jour. Ils ont tenté le coup dans la rue, dans les manifestations, dans les grèves. Ils y ont échoué dans cette voie-là, ils sont en train d’introduire le désordre, l’insurrection démocratique, en chambre, à l’Assemblée nationale".

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