Réforme des retraites : le patron de la CGT demande à être reçu par Macron "comme les autres"

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, le 14 septembre 2019 à la Fête de l\'Humanité, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).
Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, le 14 septembre 2019 à la Fête de l'Humanité, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis). (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Le chef de l'Etat a reçu le secrétaire général de la CFDT, ainsi que le numéro un de l'Unsa, deux syndicats qui ne sont pas opposés à l'instauration d'un "système universel" de retraites par points, contrairement à la CGT.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a demandé, dimanche 15 septembre dans "Dimanche en politique" sur France 3, que son syndicat soit reçu par Emmanuel Macron sur la réforme des retraites, comme l'ont été la CFDT et l'Unsa.

C'est une question de démocratie. Nous demandons le même traitement que les autres. Il faut qu'il nous reçoive pour qu'on lui explique toutes les propositions de la CGT pour améliorer notre système de retraites.Philippe Martinez, secrétaire général de la CGTdans "Dimanche en politique" sur France 3

Le chef de l'Etat a reçu Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, ainsi que le numéro un de l'Unsa, Laurent Escure, deux syndicats qui ne sont pas opposés à l'instauration d'un "système universel" de retraites par points, contrairement à la CGT. "C'est peut-être ça l'acte 2 [du quinquennat]. On discute davantage avec les syndicats, mais pas avec tous les syndicats", a ironisé Philippe Martinez sur France 3.

Sur le fond de la réforme des retraites, Philippe Martinez a défendu le maintien des régimes spéciaux comme "des systèmes complémentaires" au régime général, "même s'il faut mieux harmoniser un certain nombre de choses, notamment sur la pénibilité" et "prendre en compte l'évolution du monde du travail" avec les études longues, notamment. Il a jugé qu'une proposition qui consisterait à n'appliquer la fin des régimes spéciaux qu'aux futurs entrants n'était "pas négociable". Et le patron de la CGT de demander : "Pourquoi condamner les générations futures à partir à 68 ou 70 ans à la retraite ?"

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