Réforme des retraites : la pénibilité au cœur des discussions

France 3

Dès les premières minutes de ses vœux présidentiels, Emmanuel Macron a abordé le chapitre le plus sensible : celui de la réforme des retraites. Elle sera menée à son terme, comme l'a affirmé le président de la République avec détermination, tout en assurant qu'elle prendra en compte les tâches difficiles.

C'est une phrase très courte au détour des 18 minutes de vœux présidentiels : "Nous prendrons en compte les tâches difficiles pour permettre à ceux qui les exercent de partir plus tôt". Le président vient-il de faire un geste d'ouverture vers les syndicats réformistes ? C'est ce que veut croire Jean-François Cesarini, député de l'aile gauche de la Macronie. Il a signé mardi 31 décembre une tribune appelant à un âge de départ à la retraite modulable en fonction des parcours de chacun, seule solution à ses yeux pour trouver un consensus et ainsi sortir de la crise.

Pour les syndicats, pas d'avancée

Pas question de remettre en cause l'âge pivot à 64 ans avec malus et bonus, mais pénibilité et carrière longue seraient prises en compte pour permettre des départs anticipés à temps plein, sans malus. Problème : ces dispositifs existent déjà et la réforme des retraites prévoit de les conserver. Pas d'avancée donc pour les syndicats, d'autant que le gouvernement reste inflexible sur les critères de la pénibilité. En coulisse, elle est au cœur des discussions entre syndicats et gouvernement. Reprise des consultations officielles le 7 janvier.

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