Réforme des retraites : "Aucun gréviste ne peut se sentir humilié par la manière dont se conclut le conflit", estime Gilles Le Gendre (LREM)

France 2

Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, est l’invité des "4 Vérités" de France 2 mardi 14 janvier.

"Nous sommes tous choqués" par les images de violences policières. "Notre principal ennemi, ajoute Gilles Le Gendre, ce serait la banalisation". "L'indignation est mauvaise conseillère, c'est l'action qu'il faut", poursuit le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale dans les "4 Vérités", mardi 14 janvier.

"Le maintien de l'ordre a changé de nature. Nous devons former les forces de police différemment, mettre fin à des violences inexplicables et qui n'existaient pas avant dans les manifestations. Nous ne pouvons pas être dans la condamnation globale, dans la caricature, nous devons avoir une vision équilibrée et responsable des choses", explique-t-il.

"Pas un texte à trous"

Pour Gilles Le Gendre, "aucun gréviste ne peut se sentir humilié par la manière dont se conclut le conflit" sur la réforme des retraites. Ceux qui demandent le retrait du projet "n'ont certes pas obtenu la fin des régimes spéciaux, mais la convergence vers le régime universel se fera de manière progressive, accompagnée et la garantie qu'aucun des salariés de la RATP et de la SNCF n'ait à y perdre".

"90% de la réforme soumise au Parlement est stabilisée, définitive. Ce n'est pas un texte à trous. C'est très bien de confier la responsabilité de la solution du financement aux partenaires sociaux. C'est ça la démocratie moderne. Et le Parlement aura son mot à dire ensuite par une loi d'habilitation", assure le député LREM de Paris.

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