Manifestation des professions libérales contre le régime de retraites universel : "On ne peut pas piquer tout l'argent des caisses autonomes"

Une infirmière prépare un traitement pour un patient souffrant d\'insuffisance rénale, le 24 avril 2019 (illustration).
Une infirmière prépare un traitement pour un patient souffrant d'insuffisance rénale, le 24 avril 2019 (illustration). (YURI CORTEZ / AFP)

Pour Ghislaine Sicre, présidente de Convergence Infirmière, interrogée sur franceinfo lundi, la réforme des retraites est une "spoliation" dans les "réserves" de leurs caisses autonomes.

Avocats, médecins, pilotes, hôtesses, infirmières... Une douzaine de professions libérales appelle à manifester lundi 16 septembre à Paris pour défendre leurs régimes autonomes de retraite contre le système universel voulu par le gouvernement. Pour Ghislaine Sicre, présidente de Convergence Infirmière, interrogée sur franceinfo lundi, la réforme est une "spoliation dans les réserves de [leurs] caisses autonomes". "Jusqu'à présent, nous avons contribué tous seuls à nos retraites", explique-t-elle.

Toutes les caisses autonomes sont régies par les professions elles-mêmes et elles n'ont pas eu besoin d'un euro de la population.Ghislaine Sicreà franceinfo

"Ce régime-là va avoir des conséquences importantes pour la population : les infirmières vont avoir 14% d'augmentation de leurs cotisations, pour moins de pension (...) Avec cette réforme on risque des fermetures de cabinet", estime Ghislaine Sicre. "Et si on ferme des cabinets, c'est la population qui ne sera pas soignée, c'est très dangereux", met en garde la présidente de Convergence Infirmière.

Les infirmières libérales réclament une "contrepartie forte", selon Ghislaine Sicre. "Que ce ne soient pas des effets d'annonce, car régulièrement l'État fait des effets d'annnonce et derrière on n'a jamais rien, dénonce-t-elle sur franceinfo. On veut bien entendre qu'il y ait un régime universel mais on ne peut pas non plus piquer tout l'argent des caisses autonomes." Selon elle, les infirmières envisagent "un long mouvement sur un an avec peut-être à la fin un blocus total de soins".

Vous êtes à nouveau en ligne