Grève dans les transports : un "gros trou noir" sur "les trains du quotidien"

Une passagère coincée en gare de Nantes, le 21 décembre 2019.
Une passagère coincée en gare de Nantes, le 21 décembre 2019. (ROMAIN BOULANGER / MAXPPP)

Michel Quidort, représentant de fédérations de voyageurs, dénonce le manque "d'articulations" pour parvenir à destination.

Invité dimanche 29 décembre sur franceinfo, Michel Quidort, président de la Fédération européenne des voyageurs et membre du bureau national de la Fnaut (Fédération nationale des associations d'usagers des transports) a constaté un "gros trou noir" sur "les TER, les Transilien, qui sont les trains du quotidien", en raison de la grève contre la réforme des retraites.

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Si 60% des TGV fonctionnent ce week-end en moyenne, "tous ne vont pas à leur destination finale" avertit Michel Quidort. "Ils sont arrêtés une gare avant la gare pour laquelle ils sont programmés."

Les gens se retrouvent Gros-Jean comme devant parce que il n’y a pas de TER, pas de correspondance aménagée.Michel Quidort de la Fnautà franceinfo

"Ce qui manque, c’est l’articulation pour assurer que les gens pourront parvenir à destination", note Michel Quidort. Il n’y a aucune information sur les TER. Très souvent, la SNCF les communique comme étant des trains, alors que ce sont des cars. Et un autocar, c’est 50 places !"

Michel Quidort pointe également un autre problème : les trains qui ne font pas le plein, alors qu’ils sont annoncés complet. "Voir des trains qui sont affichés complets, et se retrouver avec des sièges vides, c’est un dysfonctionnement ennuyeux", juge-t-il.

Élisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique et solidaire, annonçait "300 000 places de train disponibles". "Les gens préfèrent ne pas voyager, plutôt que de se retrouver dans l’incertitude", estime Michel Quidort Ou des gens annulent sans le faire savoir, et leur place n’est pas remise à disposition".

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