Déclaration d'intérêts : Jean-Paul Delevoye a quitté ses fonctions au sein du groupe de formation IGS

Jean-Paul Delevoye arrive à Matignon (Paris), le 1er décembre 2019.
Jean-Paul Delevoye arrive à Matignon (Paris), le 1er décembre 2019. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

"A ce jour, compte tenu des suspicions que certains n'ont cessé d'alimenter, j'ai mis un terme à toutes mes activités et je suis au clair par rapport à cela", a déclaré le haut-commissaire aux retraites.

Cela intervient au lendemain d'une polémique sur sa déclaration d'intérêts. Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye a décidé, mardi 10 décembre, de quitter ses fonctions au sein du groupe de formation IGS, fédération d'associations indépendantes à but non-lucratif. "A ce jour, compte tenu des suspicions que certains n'ont cessé d'alimenter, j'ai mis un terme à toutes mes activités et je suis au clair par rapport à cela", a déclaré sans plus de détail Jean-Paul Delevoye devant l'Assemblée nationale, en réponse à une question du député LFI Adrien Quatennens.

Anticor demande la saisie de la justice

Il n'est par conséquent "plus président [du think tank] Parallaxe" de HEP Education au sein de ce groupe de formation, un poste qu'il occupait depuis 2017, rémunéré en 2018 et 2019 à hauteur de 5 368,38 euros mensuels, soit un montant annuel de 64 420 euros net, selon sa déclaration d'intérêts mise en ligne sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Si cette instance "estime que mes activités à l'IGS étaient incompatibles avec l'exercice de mes fonctions, je procéderai au remboursement des sommes perçues", a assuré le haut-commissaire.

La veille, Jean-Paul Delevoye, accusé de conflit d'intérêts avec le milieu des assurances, avait déjà démissionné de ses fonctions d'administrateur bénévole d'un institut de formation du secteur, l'Ifpass (Institut de formation de la profession de l'assurance), qu'il occupait depuis 2016 mais qu'il n'avait pas déclaré, comme l'a révélé Le Parisien en plein conflit sur la réforme des retraites. Une "erreur" et "une omission par oubli", avait-il réagi auprès du quotidien. Mardi, l'association anticorruption Anticor a demandé à la HATVP de saisir la justice, pour manquement à son obligation de déclaration.

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