Conférence de financement sur les retraites : "Cette proposition est assez surréaliste", selon François Hommeril

François Hommeril président de la CFE-CGC, invité de franceinfo le mercredi 19 juin 2019.
François Hommeril président de la CFE-CGC, invité de franceinfo le mercredi 19 juin 2019. (FRANCEINFO)

La discussion autour du financement est un "préalable" aux négociations sur la réforme des retraites, estime le président confédéral de la CFE-CGC.

Le Premier ministre Édouard Philippe accepte d'organiser une "conférence de financement" du système des retraites proposée par la CFDT pour sortir du conflit contre la réforme. Les partenaires sociaux se retrouvent vendredi 10 janvier à Matignon pour en discuter. "Cette proposition est assez surréaliste", a réagi mardi 7 janvier sur franceinfo François Hommeril, président confédéral de la CFE-CGC (Confédération française de l'encadrement - Confédération générale des cadres).

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"Il faut une étude d'impact, un lieu, des documents, pour savoir comment est financé le système, quels sont les différents impacts du nouveau système sur les différentes catégories, défend François Hommeril. C'est le cœur même du débat que nous avons depuis le début." 

Le gouvernement n'a pas d'étude d'impact et je trouve culotté qu'aujourd'hui il vienne nous dire que c'est une bonne idée. C'est dès le début qu'on aurait dû faire ce travail et depuis le début que nous le demandons.François Hommeril, président confédéral de la CFE-CGC à franceinfo

La discussion autour du financement est un "préalable" aux négociations sur la réforme des retraites, a insisté François Hommeril.

Aucune marge de manoeuvre

"Le problème c'est que le projet de loi est écrit, qu'il est présenté en Conseil d'État et on est face à un paradoxe. Jusqu'au 11 décembre on nous a dit que tout était ouvert, le 11 décembre le Premier ministre fait son discours dans lequel il reprend l'intégralité de ce qui a été présenté deux ans plus tôt et aujourd'hui il nous dit que le projet de loi est exactement ce qu'il a présenté le 11 décembre. Il n'y a absolument aucune marge de manœuvre sur un projet de loi qui est déjà écrit et prévu depuis le premier jour", a-t-il insisté.

Le projet de réforme des retraites sera examiné par l'Assemblée nationale le 17 février. Les syndicats savent que le calendrier ne bougera pas. "Ca ne bougera pas, le Premier ministre nous l'a redit. Ca n'est pas une bonne chose." 

On considère à la CFE-CGC que le gouvernement aurait dû retirer ce projet et se donner le temps de considérer tous les arguments.François Hommerilà franceinfo

François Hommeril a regretté que "tout ce qui a été fait, cette crise sociale en cours, n'a pas été prise en compte par le gouvernement qui continue d'avancer droit dans ses bottes. C'est un peu dommage."

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