Française des jeux : "Plus de 600 millions d'euros" d'actions déjà souscrits par les particuliers, annonce Bruno Le Maire

La façade de l\'immeuble de la Française des jeux à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le 7 novembre 2019, jour de l\'ouverture pour la souscription des actions de l\'entreprise, qui allait être introduite en Bourse.
La façade de l'immeuble de la Française des jeux à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), le 7 novembre 2019, jour de l'ouverture pour la souscription des actions de l'entreprise, qui allait être introduite en Bourse. (ERIC PIERMONT / AFP)

Ce cap est atteint moins d'une semaine après le lancement de la souscription nationale. "C'est au-delà de toutes nos espérances", a réagi le ministre de l'Economie et des Finances, mardi. 

Le ministre de l'Economie souhaitait faire de la privatisation de la Française des jeux (FDJ) "un vaste succès populaire", il semble servi. Moins d'une semaine après le lancement de la souscription des actions de la FDJ, "plus de 600 millions d'euros" d'actions ont déjà été souscrits, a révélé Bruno Le Maire lors d'une audition devant les sénateurs, mercredi 13 novembre. Cette somme correspond à la tranche destinée à être allouée aux particuliers, précise Bercy, le reste devant provenir des investisseurs institutionnels.

C'est au-delà de toutes nos espérances. C'est la preuve que le pari de l'actionnariat populaire est un pari gagnant.Bruno Le Maire, ministre de l'Economiedevant les sénateurs

Ce cap est atteint alors que l'opération a été lancée il y a moins d'une semaine. Les particuliers intéressés peuvent cependant continuer jusqu'au 19 novembre (à 20 heures) à souscrire des actions Française des jeux. Si le montant qui leur est réservé est dépassé, les souscriptions inférieures à 5 000 euros seront en effet prioritaires. Ceux qui auront demandé plus que cette somme n'obtiendront en revanche qu'une partie de leur demande, afin de satisfaire le maximum de demandes.

Financer les technologies innovantes

Au total, avec une fourchette de prix comprise entre 16,50 et 19,90 euros par action, l'Etat espère tirer entre 1,6 et 1,9 milliard d'euros de l'opération, selon un calcul de l'AFP. Cette offre publique initiale doit aboutir à une première cotation de l'action à la Bourse, le 21 novembre.

Au total, via cette opération, l'Etat va céder 52% du capital de la société pour ramener sa participation à 20%. L'argent doit servir à "financer les technologies qui feront la croissance et les emplois de demain grâce au fonds pour l'innovation et l'industrie créé par le président de la République", selon Bruno Le Maire. Le ministre de l'Economie a déjà ciblé plusieurs pistes de développement. Parmi elles : l'intelligence artificielle, le calcul quantique ou encore le stockage des données.

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